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Dunkerque, son port gris et son ciel bas se confondant avec la mer du Nord. La météo semble annoncer une chronique nuageuse au teint blafard, mais Marion Vernoux opte pour
la brise du mélodrame et les éclaircies de la comédie. Caroline (Fanny Ardant), qui est en pleine crise de la soixantaine, se demande que faire de ses « beaux jours ». De la poterie, comme les autres membres du club de retraite ? Plutôt mourir. Refusant d’être confinée dans ce rôle de mamie gâteau un peu précoce, elle préfère se laisser porter
par un flirt improbable avec Julien (Laurent Lafitte), séduisant prof d’informatique à peine quadra. La cinéaste a cependant l’intelligence de ne pas réduire ce dernier à un simple fétichiste de la cougar – l’oeil pétillant de Julien s’allume aussi devant les femmes de son âge – et de ne pas s’enfermer dans un pensum « sociopsychologisant » sur les relations intergénérationnelles à l’heure de l’allongement de l’espérance de vie. Si ces thèmes et ces stéréotypes sont sous-jacents, la réalisatrice de Rien à faire les court-circuite avec une tendresse et un humour salvateurs, laissant à chaque personnage une chance d’émancipation. Au contact de l’ouragan Fanny Ardant, irrésistible en blonde à chemise de cow-boy, les masques virils des fringants Laurent Lafitte et Pierre Chesnais (tous deux excellents) se craquellent. Débarrassée de toute afféterie, la mise en scène de Marion Vernoux enregistre ce regain de passion avec une vitalité contagieuse.
Toutes les critiques de Les Beaux Jours
Les critiques de Première
Les critiques de la Presse
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Des “Beaux jours” (...) un film touchant sur la crise de la soixantaine, magnifiquement porté par une Fanny Ardant qui, dans cette adaptation de La jeune fille aux cheveux blancs de Fanny Chesnel, irradie et prouve qu’il n’y a pas d’âge pour aimer et être aimé.
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Un grand film d'amour, sublimé par le duo Fanny Ardant-Laurent Lafitte.
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Dans ce bouleversant précipité où l’humour, l’émotion et la cruauté sont indissociables, les acteurs se hissent au niveau, donc très haut. Au côté de Fanny Ardant, dans son meilleur rôle depuis "La femme d’à côté" de Truffaut (et oui), Laurent Lafitte (l’amant) et Patrick Chesnais (le mari) accomplissent également des miracles. Résultat : le plus beau film d’amour de l’année.
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Marion Vernoux évite, fort heureusement, les clichés sur une histoire d’amour entre une femme d’un certain âge et un homme plus jeune. Son film s’intéresse plus à la volonté de vivre pleinement qu’à la vieillesse et possède une énergie qui nous enchante. Cette insoumise, merveilleusement incarnée par Fanny Ardant, nous séduit et fait de ce film une jolie surprise à ne pas laisser passer.
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Avec une pudeur infinie et un talent certain de metteuse en scène, elle nous séduit incontestablement avec cette histoire d’amour particulière aussi tendre que cruelle. Le charme du film doit aussi beaucoup à ses interprètes. On est ravi de retrouver sur grand écran l’envoûtante Fanny Ardant. Elle est plus émouvante que jamais dans le rôle de cette jeune fille aux cheveux gris, formidablement entourée par Laurent Lafitte et Patrick Chesnay. Et quoi qu’on en dise, « Les beaux jours » sont toujours ceux qui restent à venir…
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Fanny Ardant, en blonde lumineuse à la voix sensuelle, est éblouissante de sensualité face à Laurent Lafitte, qui révèle un incroyable potentiel de séduction. Si leur duo est parfait, on est aussi touché par la performance de Patrick Chesnais, jamais ridicule en mari bafoué et digne.
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Vive « les Beaux Jours »! On aime le côté rock de ce film joliment écrit, ses sentiments inflammables, sa sensualité et ses pulsions qui racontent de façon très juste la nature humaine.
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Fanny Ardant (...) est drôle, touchante, et trouve en Laurent Lafitte (...) et Patrick Chesnais (...) des hommes à sa mesure. La vie (et le cinéma) réserven encore de beaux jours...
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Fanny Ardant est incroyable dans le rôle de cette femme en pleine redécouverte de sa propre vie.
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Quelle jubilation ! Une comédie bien écrite, mise en scène avec invention, interprétée à la perfection : bref, ce à quoi aspirent en vain presque tous les "décideurs" du cinéma français actuel.
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Sur un scénario impeccable, les paysages du Nord et la brise marine accompagnent des personnages tout à leur passion, qui avancent avec une liberté revigorante. Face à Laurent Lafitte, séduisant amant, et à Patrick Chesnais, digne cocu, la superbe Fanny Ardant pétille en bourgeoise blonde, sexagénaire, qui refait les 400 coups et brise les conventions pour savourer le goût de l’aventure.
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Malgré quelques longueurs et quleques violons, les beaux jours sont là.
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Marion Vernoux signe un long-métrage poignant, offrant un joli rôle à une Fanny Ardant en retraitée sans boussole
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C’est avec un respect et une frontalité magnifiques que Marion Vernoux observe le ballet de ses personnages : une Fanny Ardant enfin retrouvée et, surtout, un Laurent Lafitte sidérant de nuances et de charisme viril.
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Une dentiste mariée, fraîchement retraitée, entame une liaison avec un homme beaucoup plus jeune qu'elle. Une comédie sentimentale, aussi légère qu'émouvante, qui envoie joliment valdinguer les principes de précaution et ne s'encombre pas d'explications psychologiques.
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Près de dix ans après l'échec malheureux d' A boire, le cinéma de Marion Vernoux retrouve de sa splendeur. Avec Les Beaux jours, elle offre à Fanny Ardant un rôle éclatant et bouscule pas mal d'idées reçues sur des sujets aussi vastes que la sexualité et le temps qui passe. Vertigineux.
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Après une demi-heure brillante, bavardage et poncifs reprennent le dessus. Ne reste que le charme des plages du Nord et de l'interprétation.
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Considéré comme un accessoire, [Julien] est présenté comme un gars sans profondeur intellectuelle ni psychologique (...). Pour mettre en lumière la beauté et le talent de Fanny Ardant, Marion Vernoux aurait gagné à lui offrir un véritable partenaire et non un faire-valoir.
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Marion Vernoux ne nous avait pas donné la moindre nouvelle depuis neuf ans et la débâcle de son dernier film, À boire. Dans Les Beaux Jours, son goût pour les petites dépressions existentielles un brin narcissiques ne se dément pas. Seulement, en s’adjoignant les services de Fanny Ardant et de Patrick Chesnais, la réalisatrice offre un film plutôt juste, modeste et empreint d’une jolie tendresse. Dommage cependant que le scénario n’évite pas certains lieux communs.
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Entre désarroi et passion, Fanny Ardant fait Les Beaux Jours de Marion Vernoux. Une comédie sentimentale au charme tiède.
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La crise de la retraite en comédie lacrymale plan-plan.
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Le désir de vivre raconté sans mièvrerie ni complaisance dans une pétillante aventure.