Mince alors ! : Le joli succès de Charlotte de Turckheim, Victoria Abril, Lola Dewaere...
UGC

En 2012, cette comédie anti-régimes attirait un million et demi de curieux au cinéma. Elle reviendra ce soir sur M6.

Après Mon père, ma mère, mes frères et mes sœur et Les Aristos, qui avaient enregistré des scores corrects au box-office sans pour autant briller, Charlotte de Turckheim a attiré les foules au cinéma au printemps 2012 grâce à Mince alors !, une comédie avec entre autres Victoria Abril et Lola Dewaere en cure d’amaigrissement à Brides-les-Bains, une station thermale spécialisée dans le traitement du surpoids et de l’obésité. La première y joue une femme qui a souffert de son obésité dans sa jeunesse et dont le contrôle du poids tourne à l’obsession une fois ses kilos en trop perdus. Lola joue elle une femme en surpoids dont le mari, qui n’aime que les maigres, aimerait qu’elle perde 20 kilos. "Ce qui va l'alléger, elle, c'est de se débarrasser de son mec !", prévenait la réalisatrice lors de l'annonce du projet.

Voulant mettre un scène une histoire "loin des clichés grossiers et réducteurs", on peut dire qu'elle a réussi son coup ! A sa sortie, fin mars 2012, le film a crée la surprise en démarrant juste derrière le blockbuster La Colère des Titans. Fort de près de 300 000 entrées en première semaine, il s'est ensuite maintenu dans le top 3 malgré la ressortie de Titanic en 3D ! Le bouche à oreille était lancé : en fin de carrière, Mince alors ! a frôlé le million et demi de spectateurs. Programmé à 21h sur M6, le film devrait une nouvelle fois bien marcher.

Côté critique, dans Première, Philippe Jambet saluait la prestation des comédiennes, notamment de Lola Dewaere et de Julia Piaton. Comble de l'ironie, la rédaction regrettait tout de même un scénario un peu maigre : "Faisons un rêve. Celui de voir le Mocky de la grande époque mettre son pif dans le business du gras double et défourailler à tout va contre les gros qui ne cherchent qu’à maigrir et ceux qui profitent grassement de l’obsession du filiforme. Mais Charlotte de Turkheim ne sera jamais Mocky. Ce qui l’intéresse, elle, c’est de montrer les états d’âme des obèses, version magazine féminin. Pas de plongée profonde dans les méandres de la psyché, mais juste de quoi aligner quelques bons mots, histoire de nous faire croire que le film vaut mieux que ce qu’il paraît être, et de faire passer la pilule d’un scénario à la timidité embarrassante. Cette absence de risque ne saurait occulter la performance de Lola Dewaere et de Julia Piaton qui, malgré leur statut de « fille de » (Julia est la fille de la réalisatrice), nous donnent sacrément envie de les revoir."