Il appartient à la génération de Ripstein, Cazals, Leduc et débute dans le long métrage avec El quelite (1970), où perce déjà son penchant pour l'excès et le grotesque. Il adapte Los cachorros (1971) de Vargas Llosa et signe le troisième sketch, désopilant, de Fe, esperanza y caridad (1973). Fons s'impose finalement avec Los albãniles (1976), singulière incursion dans l'univers des ouvriers de la construction, mais se consacre ensuite au documentaire militant (Ai es Vietnam, 1979) et aux télénovelas. Il revient au cinéma avec Rojo amanecer (1989), première évocation du massacre des étudiants de Mexico en 1968. À la suite de Ripstein, il porte à l'écran un récit de Naguib Mahfouz, El callejón de los milagros (1994).