Toutes les critiques de Le Discours d'un roi

Les critiques de Première

  1. Première
    par Bernard Achour

    Le cadre est serré, la photographie évoque davantage le naturalisme que le glamour en technicolor, le décorum se limite au strict nécessaire, et le sujet a tout de l'anecdote pour geeks aimant les têtes couronnées. Si elle peut déconcerter de prime abord, cette approche à contre-pied s'avère, au fil des minutes, la principale alliée de ce qui constitue l'essentiel du spectacle : l'originalité, l'intelligence et l'humour exceptionnellement stimulants du scénario.

Les critiques de la Presse

  1. GQ
    par La Rédaction de GQ

    (...) un souverain bègue, une Angleterre sans leader et la Seconde Guerre Mondiale façonnent un drame solide. Avec Colin Firth et Geoffrey Rush, il devient aussi une joute d'acteurs, poignante et drôle. Le favori des Oscars.

  2. StudioCiné Live
    par Christophe Chadefaud

    Bien au-delà de l'histoire de la famille Windor, voici celle de l'homme qui ne voulut pas être roi. Une lutte contre ses démons, couronnée de succès, par un Colin Firth impérial et un Geoffroy Rush délicieusement décalé. (...) Tom Hoper a parfaitement capté le poids écrasant du pouvoir.(...).Tout simplement étonnant.

  3. Télé 7 jours
    par Julien Barcilon

    (...) un pur joyaux qui mêle l'intime et l'Histoire, l'émotion et l'humour, le solennel et l'anecdote. Un grand moment de cinéma porté par l'interprétation royale de Colin Firth, justement couronné d'un Golden Globe, et de Geoffrey Rush, génial.

  4. Rolling Stone
    par Mathilde Lorit

    Histoire inédite, dialogue enlevés, humour british aux petits oignons et interprétation d'une rare finesse : les qualités ne manquent pas dans ce film instructif et réjouissant, outsider de choix dans la course aux Oscars !

  5. Fluctuat
    par Eric Vernay

    Leur tandem, superbement incarné par Colin Firth et Geoffrey Rush, fait écho au duo de My Fair Lady (Audrey Hepburn / Rex Harrison), mais de manière inversée : là où Hepburn cherchait à civiliser son accent des rues au contact du précieux et très coincé professeur Harrison pour grimper dans le monde, Firth au contraire, doit descendre de son piédestal, cracher sa part intime et roturière (le sketch du « F word »), pour évacuer ses démons au contact d'un Rush plus matois que jamais. La radio d'ailleurs, nouvel outil des discours royaux, fait horreur au brutal père de Bertie, qui voit dans le micro un avilissement : avec lui, « nous devenons des acteurs », dit-il avant de mourir. Alors que pour Bertie, son fils, la radio va être une libération, une manière de dépasser son handicap et de s'affirmer à l'abri des regards.
    Trop bien huilé pour un film sur le bégaiement, Le Discours d'un roi a toutes les qualités et les défauts du film à Oscar : une facture joliment stylisée mais sans véritables audace, un scénario gavé aux traits spirituels, au service d'un film prévisible dont chaque émotion sera soigneusement soulignée par la BO, et porté par des acteurs à leur meilleur. Ni plus, ni moins.

  6. Pariscope
    par Virginie Gaucher

    Loin du biopic classique, cette histoire vraie est celle du combat intérieur d’un homme conscient de ses devoirs et de ses capacités, enfermé dans un carcan né de blessures d’enfance. C’est aussi l’histoire de son amitié avec un homme du peuple, un original, fin psychologue d’une profonde humanité. Colin Firth, inhibé, bouleversant, exprime ses souffrances avec un humour tout british, Geoffrey Rush, décomplexé, fait naître l’homme du monarque compassé. Dans une mise en scène simple et élégante, qui laisse passer l’émotion, les deux acteurs sont royaux et leurs scènes savoureuses, touchantes et très drôles.

  7. Positif
    par Jean-Dominique Nuttens

    Vous qui êtes las des films consacré à la monarchie britannique et à ses malheurs, vous qui fuyez les oeuvres en costumes, machines à rafler des récompenses dans lesquelles de grands acteurs multiplient les bons mots, ne passez pas trop vite votre chemin. (...) Le discours d'un roi est un film émouvant sur l'amitié, sur l'amour conjugal aussi.

  8. Les Cahiers du cinéma
    par Vincent Malausa

    Dans le genre machine à Oscar (12 nominations), le Discours d'Un Roi se pose là, par l'académisme de son travail de reconstitution historique, son intrigue à faire se pâmer les lectrices de Gala (...) et son casting lourdement théâtreux. C'est pourtant à tous ces élémnets que le film doit son minimu syndical.