Osmosis
Netflix

Une grosse déception.

Plus que jamais décidé à s'imposer sur le marché de la série française, Netflix débarque à Séries Mania avec Osmosis, nouveau projet 100 % made in France après Marseille et Plan coeur. Une adaptation de la web-série du même nom diffusée en 2015 sur Arte Creative, qui se déroule dans un futur proche et met en scène une application révolutionnaire permettant à chacun de trouver son âme sœur, à l’aide de micro-robots implantés dans le cerveau. Esther et son frère Paul (joués par Agathe Bonitzer et Hugo Becker), développeurs de l’application qui cachent un lourd passé, testent sur leur invention sur des cobayes désespérés de tomber un jour sur l'amour vrai.

Un pitch d'anticipation alléchant mais dans les deux premiers épisodes que nous avons pu visionner, Osmosis hésite à chaque instant entre la comédie romantique (les scènes de rencontres entre âmes sœurs sont incontestablement les plus réussies) et le thriller SF pur jus. Ce mélange des genres pas très heureux pèse d'autant plus sur la série que les acteurs semblent eux-mêmes semblent perdus dans la façon d'aborder leurs personnages, et ne pas croire une seconde à leurs dialogues. Osmosis accumule les clichés du cinéma d'anticipation - le jargon technique improbable et l'intelligence artificielle dotée d'une voix humaine ont de quoi rendre fou - et peine à inventer un univers futuriste qui lui permettrait de faire passer la pilule.

Dommage, car quelques belles idées de mise en scène surgissent çà et là dans les scènes en extérieur : on en vient à espérer que la série délaisse la froideur clinique de la start-up et ses intrigues de couloirs insipides pour s'intéresser un peu plus à ce Paris légèrement augmenté. Peut-être dans le reste de la saison ?

Osmosis, 8 x 45 minutes, à partir de ce vendredi 29 mars sur Netflix.

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