Avec Jenna Ortega en tête d’affiche et son concept magico-horrifique assez fou, Death of a Unicorn avait de quoi cartonner. Mais l’exécution laisse à désirer.
Porté par la méga-star Netflix et un pitch prometteur, le film aurait pu être la surprise de l’année. Mais il a échoué à convaincre les critiques aux USA et n’a récolté au final que 16 millions de dollars au box-office lors de sa sortie dans les cinémas américains au printemps dernier. Résultat : aucune sortie en salles en France. Le film est uniquement disponible en VOD depuis hier (18 août). Alors, cette licorne mérite-t-elle d’être chevauchée ?
Tout n’est pas réussi dans Death of a Unicorn, mais il faut saluer l’intention de cette curiosité un peu bancale, pas totalement dénuée de charme sanglant. Alex Scharfman signe un conte débridé, un pur divertissement gore et généreux, qui commence par le périple d’un père et de sa fille dans une région forestière et reculée. Dans ce paysage vierge de toute exploitation humaine, ils renversent accidentellement un animal sauvage qui ressemble fortement… à une licorne ! Paniqués, ils décident de placer l’animal mort dans le coffre de la voiture. Mais lorsque la créature révèle son potentiel, elle attire la convoitise d’une odieuse famille d’industriels pharmaceutiques sans scrupules.
Conçu comme un grand huit chaotique d’humour absurde et de violence grotesque, le film convoque l’esprit de Jurassic Park, dans une version où les raptors auraient été remplacés par des licornes. Mais Death of a Unicorn ne se contente pas d’être une farce cruelle et délirante : il tente d’explorer son concept plus en profondeur... sans trop savoir s’il doit se prendre au sérieux. Alex Scharfman hésite constamment : comédie horrifique déjantée ? Conte fantastique opposant créatures magiques et bassesses humaines ? Le cinéaste oscille, change de ton sans cesse. On ne sait jamais si l’on doit éclater de rire, être fasciné ou horrifié par cette avalanche d’entrailles qui giclent ici et là.
Quant à l’étiquette A24 (simple distributeur ici), elle masque un problème de budget. Tourné pour 15 millions de dollars, le film montre visuellement de grosses limites : si le design des licornes terrifiantes est très cool, les effets spéciaux sont très inégaux et parfois franchement ratés.
Heureusement, un casting génial se prête au jeu de massacre. Bien sûr, l’héroïne est Jenna Ortega, parfaite en fille rêveuse et romantique de Paul Rudd (l’Ant-Man de Marvel). Mais c’est surtout le trio Téa Leoni, Richard E. Grant et Will Poulter qui vole la vedette. Ensemble, ils forment une famille d’abominables “Richie Rich” qu’on a absolument envie de voir se faire encorner pendant 1h30.







Commentaires