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ARP Sélection / Nordisk Film

Antoine Fuqua et Nic Pizzolatto vont refaire ce film danois pour Netflix.

En 2018, The Guilty faisait sensation en décrochant le prix de la critique au Festival de Beaune avant de faire un score très honorable dans les salles françaises, avec un peu plus de 250 000 entrées. Un petit succès qui a aussi eu un écho aux Etats-Unis, où le long-métrage a été présenté à Sundance. Au point de taper dans l’oeil de Jake Gyllenhaal, qui va produire et jouer dans le remake du film, réalisé par Antoine Fuqua et écrit par Nic Pizzolatto. 

Le projet sortira sur Netflix et est actuellement en tournage avec un casting assez impressionnant, puisque Gyllenhaal sera entouré de Ethan Hawke, Peter Sarsgaard, Riley Keough, Paul Dano, Byron Bowers, Da'Vine Joy Randolph, David Castaneda, Christina Vidal, Adrian Martinez, Bill Burr, Beau Knapp et Edi Patterson. En attendant, le film original signé Gustav Möller est diffusé pour la première fois en clair, ce soir sur Arte. Voilà ce qu’en disait Première lors de sa sortie : 

"Un soir comme les autres au standard téléphonique de la police de Copenhague. Asger, un flic costaud, reçoit appel après appel jusqu'au moment où... Où on va s'arrêter là puisque The Guilty est le genre de film malin qui réserve son lot -fort conséquent- de surprises. Un petit film au parfum high concept, car on ne quittera jamais les deux pièces foides du commissariat, toute l'action passant par Asger, et ses appels téléphoniques incessants. Ce n'est pas qu'une posture un peu chic de premier film qui fait tout pour se la ramener : The Guilty est aussi bien écrit qu'extrêmement soigné techniquement, avec un travail sur le son notamment remarquable, et fournit l'une des clefs du film en imposant au spectateur de composer une géographie mentale. Mais au fond The Guilty passe en fait 1h25 à patiemment construire puis déconstruire un personnage de flic complexe et fouillé, touche par touche, mot par mot, nuance par nuance. L'épatant Jakob Cedergren (vu dans Submarino de Thomas Vinterberg ou Antigang avec Jean Reno) incarne ainsi avec mille nuances -sa voix, son regard, sa façon d'enlever et de remettre son kit mains libres, voire même le geste de ses doigts sur un clavier- un héros constamment frustré par son désir d'action. Sa frustration, au fur et à mesure des appels, des coupures de réseau et des interruptions, alimente la dynamique inquiétante et brisée du film. The Guilty devient, en creux, l'histoire fondamentalement tragique de l'échec d'un héros."