Alors que F1, le film vient de sortir et s'imposera sans doute avec le temps comme une référence en la matière, on a sélectionné la crème des pilotes du 7e art, de Tom Cruise à Yves Montand en passant par Christian Bale ou... Herbie.
10) Ferrari (2023, de Michael Mann)
Un biopic rugueux sur Enzo Ferrari, porté par un sinistre Adam Driver, qui vaut surtout pour sa reconstitution bluffante de la Mille Miglia. Plus mélancolique et plus introspectif que les autres oeuvres du genre, la reconstitution historique est superbe, et la course fatale de 1957 sur les routes italiennes entre Brescia et Rome, est certainement l'une des plus marquantes du 7e art.
9) Speed Racer (2008, des Wachowski)
Un ovni visuel et pop, incompris à sa sortie (et un flop à moins de 100 millions de dollars de recettes), devenu culte avec le temps. Les Wachowski réinventent le cinéma de course comme un trip psychédélique hallucinant, mélangeant manga, jeu vidéo et compétition futuriste. Un petit kiff qui décoiffe, avec le trop rare Emile Hirsch au volant.
8) Ricky Bobby : roi du circuit (2006, de Adam McKay)
Will Ferrell en pilote redneck mégalo complètement crétin, mais totalement attachant. Dans la foulée d'Anchorman, il se lance sur les circuits dans cette farce hilarante, absurde, et bourrée de répliques cultes. Une parodie de la NASCAR débile et géniale, pour ceux qui aiment le chaos.
7) Un amour de Coccinelle (1968, de Robert Stevenson)
La petite Volkswagen Beetle blanche avec le numéro 53, est sans doute la voiture la plus attachante du cinéma. Capricieuse et "vivante", elle a donné naissance à une saga qui mêle course, comédie et fantastique. Un incontournable de l’enfance qui génère un boost de nostalgie à tous les coups. Parce que, oui, Herbie traverse les générations.
6) Jours de Tonnerre (1990, de Tony Scott)
Après avoir piloté des avions de chasse, Tom Cruise conduit avec fougue ce Top Gun de la NASCAR. Sur les ovales de l'Amérique conservatrice, et soutenu par une Nicole Kidman tellement admirative dans le paddock, Cole Tricke fonce comme une balle. Les plans des pédales qui s'enfoncent avec frénésie s'entrechoquent avec ceux de l'oeil du pilote qui regarde tout au fond du rétro comme s'il auscultait son âme de champion obsédé par la win. Exaltant, sexy, furieux et tellement estampillé du cinéma 90's de Tony Scott.
5) Le Mans (1971, de Lee H. Katzin)
Steve McQueen au volant d’une Porsche 917 dans un film culte, brut et quasi-documentaire. Une oeuvre presque sensorielle, qui privilégie l'immersion à la narration. Peu de dialogues, beaucoup de moteurs. Un hommage réaliste à l’endurance des 24 Heures du Mans, avec des images captées en conditions réelles dans la Sarthe des 70's. On ne fait pas plus culte !
4. Le Mans 66 (2019, de James Mangold)
Un demi-siècle plus tard, une autre manière de filmer Le Mans. Cette fois, par le prisme du duel mythique entre Ford et Ferrari en 1966. Matt Damon et Christian Bale se tirent la bourre avec style et incarnent la rivalité historique des deux marques sur le circuit de la Sarthe. Un grand film de studio spectaculaire et soigné, qui prend son temps et célèbre la passion mécanique, entre baston d’ego, ingénierie et vitesse.
3. Cars (2006, de John Lasseter)
Le film d’animation Pixar est aussi un pur hommage à la mythologie américaine des routes et des bagnoles. Un film de course total, qui en met plein la vue et les émotions. Flash McQueen a indéniablement marqué une génération de pilotes. C'est incroyablement beau, pétri de bonnes idées et de passion. Une vraie lettre d’amour à la compétition automobile.
2) Rush (2013, de Ron Howard)
Le duel mythique entre James Hunt et Niki Lauda, filmé comme un grand huit d’émotions. Chris Hemsworth fait un parfait dandy des circuits face au très sérieux Daniel Brühl. Un sommet de tension dramatique et de mise en scène. Peut-être le film ultime de F1 avant F1, le film.
1) Grand Prix (1966, de John Frankenheimer)
Épique, novateur et ambitieux, avec des prises de vues révolutionnaires pour l'époque. Un demi-siècle avant F1 le film, Frankenheimer avait pu filmer dans les paddocks, tourner sur les vrais circuits et mettre de vrais pilotes comme Graham Hill à l'écran, face à Yves Montand et James Garner. Une fresque technique et humaine en immersion totale dans la F1 des années 60, avec des images de course d’une rare intensité pour l’époque.
Joel Productions
Bonus : Senna (2010, de Asif Kapadia)
Pas un film de fiction mais un documentaire coup de poing sur la vie fulgurante du génie brésilien Ayrton Senna. Aucun commentaire off, que des images d’archives : une immersion totale. À voir absolument pour les passionnés de sport automobile.







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