Toutes les critiques de Jone sometimes

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    C’est l’histoire d’une Basque de 20 ans, Jone, bousculée par deux élans contradictoires dans ce fameux moment en lui- même déstabilisant du fameux passage à l’âge adulte. D’un côté un élan de mort avec la maladie de Parkinson de son père qui s’aggrave, la renvoyant au décès prématuré de sa mère qui, enfant, l’a fait grandir trop vite, trop tôt et transformée en maman de substitution pour sa petite soeur. De l’autre, un désir puissant de vie avec sa première histoire d’amour avec une Madrilène, rencontrée lors de la Semana Grande de Bilbao. Circonscrit à un été, ce premier long de Sara Fontava, ne révolutionne pas le genre de la coming of story. Mais il en propose une variation attachante et douce- amère jouant sur ce paradoxe que c’est la nuit que la vie de Jone s’éclaire quand ses journées varient entre gris clair et gris foncé. Le tout porté par le naturel désarmant de l’irrésistible Olaia Aguayo qui rappelle la Adèle Exarchopoulos de La Vie d’Adèle.