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Un titre en forme d’épopée cinématographique. A moins qu’il s’agisse pour les frères jumeaux Nasser d’assumer le conte et prendre ainsi leurs distances avec un réel qui renvoie Gaza à son unique statut de ville martyr. Par un effet anachronique le film débute par une récente saillie de Trump qui rêve d’une bande de Gaza en « Côte d’Azur du Moyen-Orient » L’action du récit se déroule bien avant, en 2007, année qui a vu le Hamas prendre le pouvoir de l’enclave entraînant un isolement de la population. On suit un dealer sympathique, par ailleurs propriétaire d’un restau de falafel, rançonné par un flic corrompu. Au milieu du guet, un jeune romantique sera bientôt privé du droit de rêver. Le bon, la brute et le truand à Gaza aurait aussi fonctionné. Le récit mêle habilement ironie et drame, gravité et légèreté jusqu’à sanctifier et sacrifier l’un de ses héros par l’absurde. Car oui, dans cette ville repliée sur elle-même la vie sous cloche oblige à jongler avec ses sentiments.



