Toutes les critiques de Amélie et la métaphysique des tubes

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Si le cinéma s’est déjà emparé de ses livres (Stupeur et tremblements de Corneau…), c’est la première fois qu’un roman d’Amélie Nothomb connaît une adaptation animée. En l’occurrence le récit autobiographique de l’enfance de cette petite Belge née au Japon et de l’influence de la servante nippone de la maison familiale qui l’avait prise sous son aile. Découvert à Cannes, cet Amélie… est d’abord un régal pour les yeux. Le travail du duo Mailys Vallade- Liane- Cho Han sur la matière, les aplats de couleur évoquant tour à tour le pastel ou la gouache donne la sensation que leurs personnages évoluent à l’intérieur d’une succession de tableau. Un écrin parfait pour le récit de la construction de cette personnalité hors norme dans ce Japon des années 60, encore profondément marquée par les fantômes de Nagasaki et Hiroshima comme le laisse superbement entrevoir le personnage de la propriétaire de la maison, méfiante envers les Occidentaux. Un bijou.