Toutes les critiques de Abraham Lincoln : chasseur de vampires

Les critiques de Première

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Avec son titre de cinéma bis (crétin et explicite comme Nathalie dans l’enfer nazi), le nouveau film du réalisateur de Wanted suscitait une attente variable. À l’arrivée, Bekmambetov réussit à peu près le pari de faire un revenge movie, doublé d’un film de vampires, triplé d’une réflexion – light – sur l’héroïsme. La transformation du mec anonyme en spécialiste de l’étripage, puis en visionnaire politique, est rendue crédible par un scénario binaire qui assume sans honte son héritage bis. Le fait même d’assimiler les méchants Sudistes à des vampires qui méritent d’être exterminés est, par exemple, le signe d’un abandon de toute ambition auteuriste. Rayon action, là où il est attendu, le film ne déçoit pas non plus. Les scènes de combat procurent leur lot de plaisir coupable, comme lorsque le héros poursuit le tueur de sa mère au beau milieu de chevaux au galop qu’il se prend dans la tronche sans broncher...

Les critiques de la Presse

  1. Le Monde
    par Noémie Luciani

    Comme la plupart de ses prédécesseurs, "Abraham" est voué à être rangé dans la case ignominieuse du spectacle pur, abrutissant et gratuit. Cependant, si le conte n'a rien à dire de subtil sur le monde, il est au coeur d'un phénomène aussi passionnant qu'important (...) : il apporte un membre de plus au panthéon des superhéros.

  2. A voir à lire
    par Frédéric Mignard

    Avec ses combats à la Matrix et ses idées loufoques improbables, Abraham Lincoln Chasseur de vampires est un foutoir total qui ne sera pas du goût de tout le monde. Il provoque les rires sidérés de spectateurs qui ne savent pas trop ce qu’ils sont en train de voir, un pur navet assumé ou une grosse série B généreuse... Dans tous les cas, les Américains se sont fait leur avis en accueuillant l’OVNI de façon glaciale.

  3. Ecran Large
    par Laurent Pécha

    Les Tuniques bleues + Abraham Lincoln = Un double programme réjouissant sur la Guerre de Sécession.

  4. Les Cahiers du cinéma
    par Vincent Malausa

    La fougue du cinéaste et son goût pour les matières le plus hétérogènes (un grand maelström de décors dispendieux et de trucages) font du film une suite de tours de forces s'étourdissant dans un délire d'arabesques et de visions. Dans ce genre strictement ludique, Bekmambetov, qui garde pour lui une élégance de découpage et un sens échevelé du récit vaut largement un Tony Scott.

  5. Les Inrocks
    par Léo Soesanto

    "Abraham Lincoln, chasseur de vampires" ignore sur quel pied danser : embrasser pleinement l'idiotie du pitch ou la jouer premier degrés (...). Heureusement, Bekmambetov garde sa patte (...). Amusant, mais, comme souvent chez le réalisateur, épuisant.

  6. Voici
    par Ariane Valadié

    [Un titre fou qui cache] un étonnant mélange des genres, produit par Tim burton.

  7. Le JDD
    par Stéphanie Belpêche

    [Une relecture fantaisiste de l'histoire] qui laisse perplexe devant la pauvreté des effets spéciaux et le manque de charisme de l'acteur principal.

  8. StudioCiné Live
    par Emmanuel Cirodde

    D'une gravité affligeante, le film déçoit. Les quelques scènes spectaculaires ne suffisent pas à lever le soupçon de n'importe quoi qui plane sur le film.

  9. Mad Movies
    par Alexandre Poncet

    Incapable de comprendre les besoins de son postulat, cette production Tim Burton embarrasse plus qu'elle n'emporte...

  10. Critikat.com
    par Olivia Cooper-Hadjian

    Un art de la narration tout à fait décomplexé, débarrassé de tout souci de vraisemblance comme de la moindre tentative de stimulation intellectuelle.

  11. Télérama
    par Samuel Douhaire

    Le bourrin russe Timur Bekmambetov prouve, une nouvelle fois, qu'il n'a peur de rien dans ce blockbuster aussi crétin que distrayant, produit par Tim Burton. L'image en 3D est, comme souvent, d'une rare laideur, mais les scènes d'action valent le détour.

  12. Nouvel Obs
    par Olivier Bonnard

    « Abraham Lincoln, chasseur de vampires » ? Et pourquoi pas ? Le problème, c’est que, un peu comme « Cowboys et Envahisseurs » l’an dernier, le film, d’un sérieux papal, n’a rien d’autre à offrir que son « high concept », et d’assourdissantes et répétitives séquences de baston en 3D. Un nanar en relief reste un nanar.