La danse d'Omar Sy dans Intouchables
Gaumont Distribution
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Funky Time
Gaumont Distribution
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Danse originelle
Gaumont Distribution
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Les yeux de Philippe
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La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Prise unique
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La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Le prix de la fête
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La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Grâce partagée
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La danse d'Omar Sy dans Intouchables
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Funky Time
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Danse originelle
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Les yeux de Philippe
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Prise unique
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Le prix de la fête
La danse d'Omar Sy dans Intouchables : Grâce partagée

Funky Time

« On a pensé à Earth, Wind & Fire dès le début car c’est la musique de notre jeunesse, le son du funk quand on avait 16 ans. Omar Sy ne connaissait pas trop et je lui ai donc fait écouter September et Boogie Wonderland (les deux titres du groupe qui sont dans le film) pendant qu’on traversait les quais parisiens dans sa voiture. Il s’est imprégné de cette musique mais, quand on a tourné la scène trois mois plus tard, il ne savait pas quelle chanson serait diffusée sur le plateau. Il a simplement demandé à tester le parquet avec des chaussures car il voulait être sûr de danser sans glisser. Et c’était parti. »

Danse originelle

« Driss (Omar Sy) représente dans le film les pieds et les mains de Philippe (François Cluzet), il est une extension de tout ce que ce dernier ne peut pas faire. Driss trouvant qu’il n’y avait pas d’ambiance à l’anniversaire de Philippe - où l’orchestre vient de jouer une sélection de musiques classiques -, il décide de lui témoigner quelque chose de fort en dansant pour lui. Leur échange passe ici par la musique. C’est l’une des premières séquences qu’on a imaginée pour se motiver à écrire le film. Elle était visuellement dans notre tête, il restait juste à la placer dans le scénario. »

Les yeux de Philippe

« Cette danse bouscule tous les codes de Philippe. Ce n’est pas sa nature ni son univers mais il a une telle ouverture d’esprit qu’il apprécie ce cadeau de Driss. Tout le défi de François Cluzet était d’exprimer ses sensations avec les yeux, ce qui lui a donné ce côté intérieur, profond, touché. L’émotion monte dans la scène parce qu’il fixe Driss en souriant et que sa gratitude est palpable. Quand on préparait le film chez le vrai Philippe Pozzo di Borgo, au Maroc, Omar a dit de lui qu’“ il vous prend dans les bras avec ses yeux. ” La phrase a beaucoup plu à François qui s’en est ensuite servi. »

Prise unique

« L’idée était quasiment de voler un moment à Omar, de ne pas surfabriquer la scène. On a pris trois caméras, trois cadreurs et on a tourné la danse en une seule prise, chose qu’on fait très rarement avec Olivier Nakache. C’était magique : Omar a dansé devant 150 personnes (tous les figurants de la scène précédente étaient restés regarder) et il a senti une belle attention sur lui. Après cette prise, nous sommes partis dormir, il était 4 heures du matin ! On a ensuite recréé toute une dynamique au montage grâce aux différentes valeurs de plans. »

Le prix de la fête

« C’est pour moi la scène-phare du film, elle résume toute l’histoire sans dialogues et fait monter l’adrénaline. Cela a coûté très cher d’utiliser l’enregistrement original de Boogie Wonderland. On s’est demandé si on ne pouvait pas refaire le morceau en studio, mais un expert nous a dit qu’il y avait quarante cuivres sur le titre d’origine et que cette qualité sonore était impossible à reproduire. On a donc mis de l’argent pour cette séquence et on ne l’a pas regretté. Quand on faisait la promo du film à l’étranger et qu’on passait dans des shows télé, c’est toujours cet extrait qui passait. C’est un vrai climax. »

Grâce partagée

« Quand on apprécie des personnages et qu’on est en empathie avec eux, ce type de séquence est propice à ce que le cinéma propose de mieux : la jonction réussie entre une séquence et un morceau adapté. Personnellement, c’est ce qui m’emporte totalement. Par exemple, dans Magnolia, Paul Thomas Anderson fait surgir à un moment plusieurs musiques de façon parfaite, ça s’apparente à de la grâce. On recherche ça avec Olivier, sans que ce soit mécanique ni une obligation. Mais quand on pense qu’on l’a trouvé, on le partage volontiers avec le public. »

 

Eric Toledano nous présente sa scène culte.

A l'heure du confinement général, l'envie de danser vous démange ? Première vous propose de (re)voir quelques scènes dansantes cultes du cinéma... Ce week-end, place à Omar Sy dans Intouchables :

Omar Sy rend hommage à Earth, Wind and Fire

Il y a quelques mois, le co-réalisateur d’Intouchables, Eric Toledano, racontait dans Première comment il a imaginé, avec son compère Olivier Nakache, la mémorable séquence qui voit Omar Sy danser joyeusement devant François Cluzet au son d’Earth, Wind & Fire. Voici ses propos, illustrés par quelques images mémorables de la séquence en question.

Bande-annonce d'Intouchables :

Eric Toledano et Olivier Nakache vont réaliser une série pour Arte