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A la rencontre de Chris Marker

Un peu plus d’un an après sa disparition à l’âge de 91 ans, Chris Marker, le plus « connu des cinéastes inconnus », va bien finir par devenir célèbre. Exposition au Centre Pompidou et rétrospective de ses films, sortie massive de plusieurs dvd chez différents éditeurs, ceci après le succès cinématographique de la ressortie du Joli Mai au printemps : l’œuvre du réalisateur de La Jetée va pouvoir dépasser le cercle des initiés. Homme secret, refusant les entretiens, les photos, la promotion, bricolant des films dans son coin, hors format, hors genre, hors du cinéma, mais dans le monde (il a passé une partie de sa vie à parcourir la planète), Chris Marker est difficile à cerner. Il voulait que ses films parlent pour lui, mais à force de se cacher derrière des pseudonymes ou des avatars, le personnage avait fini par devenir pour ses admirateurs une figure romanesque sans égale, une sorte de Fantômas bienveillant du cinéma, un homme du futur (pour reprendre une image de son ami Alain Resnais), voire un « extraterrestre » pour le cinéaste chilien Patricio Guzman (Nostalgie de la lumière). Les gens qui l’ont côtoyé confirment que l’homme était à la hauteur de son mythe. Rencontre avec ceux qui l'ont connu de façon plus ou moins proche.Nicolas Rioult- Rétrospective « Planète Marker » au Centre Pompidou, du 16 octobre et 16 décembre 2013.- Arte sort un coffret rassemblant des films déjà disponibles (La Jetée, Sans Soleil…), Le Joli Mai, mais aussi beaucoup de films rares (Mémoire pour Simone, Loin du Viet-Nam…) - Tamasa édite un coffret contenant Lettre de Sibérie, Un Dimanche à Pékin, Level 5 (tous inédits sur le support), ainsi qu’un documentaire consacré au premier film de Marker, Olympia 52