En mai, fais ce qu'il te plait
Pathé

Christian Carion raconte l’exode de 10 millions de Français en 1940, dimanche soir sur France 2.

Pas de film sur TF1, dimanche soir : la première chaîne préparera la Coupe du Monde de football en programmant un documentaire sur la victoire de la France en 1998. Sur la deuxième chaîne, en revanche, il y aura du cinéma : En mai, fais ce qu’il te plait, de Christian Carion (Un hirondelle a fait le printemps), sera diffusé pour la première fois en clair.

Porté par August Diehl, Mathilde Seigner ou encore Olivier Gourmet, ce drame relate l’exode de millions de Français durant la Seconde Guerre Mondiale, le tout étant rythmé par la musique d’Ennio Morricone.

Les détails de histoire ? Churchill le répétait dans toutes les réunions, tous les dîners à Londres : l’armée française est la meilleure du monde, l’Angleterre n’a rien à craindre si la guerre éclate sur le continent... Le 10 mai 1940, l’armée allemande passe à l’attaque et, au bout de 10 jours, les chefs de la meilleure armée du monde savent que tout est perdu. 10 millions de Français se ruent sur les routes pour fuir vers le sud ou l’ouest, mais partir plutôt que rester. Abandonnés par les autorités publiques de l’époque, livrés à eux mêmes, ils ont tenté de survivre en traversant des régions retournées à l’état sauvage...

Notre critique : Fidèle à son envie de raconter des histoires issues de la mémoire familiale, Christian Carion aborde ici l’exode du printemps 1940, vécu par huit millions de Français dont sa propre mère. Tenté par l’épopée, le cinéaste montre ce déplacement de population comme un saut dans l’inconnu, qui exige courage et énergie – ce que vient appuyer la musique d’Ennio Morricone. Multipliant les allers-retours entre le convoi de réfugiés franchouillards et des séquences plus guerrières où un immigré allemand s’allie avec un héroïque soldat écossais, le film n’offre pas la même intensité à ses différentes intrigues, mais surprend par son mélange de violence graphique et d’optimisme champêtre.

 

Prochainement au Cinéma