Quantum of Solace : la vraie fausse suite de Casino Royale
Sony Pictures Releasing France

Daniel Craig revient en 007 ce dimanche sur France 2. Mais Quantum of Solace est un James Bond mal aimé conçu dans l'ombre de son prédécesseur.

Alors que Mourir peut attendre aurait dû sortir ces jours-ci au cinéma, France 2 poursuit son cycle James Bond avec la diffusion ce week-end de Quantum of Solace, vingt-deuxième Bond de la saga et deuxième de l'ère Daniel Craig, qui avait avec Casino Royale revitalisé un personnage qui avait passé plusieurs années au purgatoire. Nouveau film, donc nouvel antagoniste et nouvelles James Bond Girls au programme pour ce film qui passe dans les mains de Marc Forster, succédant à Martin Campbell.

Quantum of Solace n'en est pourtant pas un projet totalement isolé dans la chronologie des James Bond puisqu'il débute dans la continuité des événements du final de Casino Royale. Bien décidé à mettre au jour les circonstances qui ont conduit à la mort de Vesper Lynd (Eva Green), James Bond remonte la trace d'une mystérieuse organisation dont l'un des piliers est un certain Dominic Greene (Mathieu Amalric), qu'il va chasser en compagnie d'une certaine Camille Montes (Olga Kurylenko), elle aussi en quête de vengeance.

 

 

 

Eva Green : Son journal de bord de Casino royale

Le film va cependant connaître quelques remous au fil de son écriture, en partie du fait de la grève des scénaristes qui secoua Hollywood en 2007. Le scénario initial de Neal Purvis et Robert Wade est notamment en grande partie réécrit par le cinéaste et scénariste Paul Haggis. Haggis déclare même qu'il termina sa nouvelle version du traitement de l'intrigue à peine deux heures avant le début officiel de la grève des scénaristes. Perturbé par la grève, le tournage vit même Daniel Craig réécrire lui-même certaines scènes du film.

Il en résulte un film ni tout à fait indépendant, ni tout à fait une suite de Casino Royale, dont Première avait résumé l'étrangeté en ces termes dans le classement des meilleurs James Bond, où Quantum of Solace occupe la quinzième place : "Bond démarre avec la ferme intention de coincer le salaud qui a poussé Vesper au suicide, mais ne se penche sur l’affaire que dans l’épilogue russe (une belle scène, la meilleure). Entretemps, Quantum of Solace est une pauvre histoire de vengeance (celle d’Olga Kurylenko) condamnée à l’action et au remplissage. À l’époque, victime désignée de la grève des scénaristes, le film a pour lui une scène d’« espionnite » à l’opéra et deux apparitions de Gemma Arterton. Tiède et mal-aimé, au point qu’EON décidera de repartir (encore) de zéro avec Skyfall".

007 "moments Bond" dans Quantum of Solace

L'histoire de Quantum of Solace : Même s’il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu’ils avaient imaginé… Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d’une mission qui l’entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l’une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l’organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique… Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu’il s’approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l’avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...

"Mon nom est Bond. James Bond" : la vérité sur la fin de Quantum of Solace