Le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene (1920)
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Chaque jeudi, la plateforme VOD du groupe MK2 propose des films à voir gratuitement.

Après le succès de son « Festival à la Maison », qui proposait pendant le premier confinement une sélection quotidienne de films, courts-métrages et autres podcasts, mk2 pérennise son implantation dans l’univers impitoyable du streaming avec mk2 Curiosity. Un nouveau service de vidéo financé par la publicité qui permet de découvrir chaque semaine des pépites du 7e art et du documentaire. 

DECOUVREZ LE SITE DE MK2 CURIOSITY

Le principe de mk2 Curiosity ? Tous les jeudis, une sélection hebdomadaire de 5 films est mise en ligne. « Des programmes garantis sans algorithme », explique la vidéo de présentation. « Ici on ne vous proposera pas ce que vous aimez déjà, mais ce que vous n’aimez pas encore ». Pour en profiter, il suffit de se créer un compte sur le site dédié et de se laisser guider par sa curiosité. 

Voici le programme de la semaine :

Le Cabinet du Dr Caligari de Robert Wiene (1920)

Ce Cabinet est une histoire de fous. D’un fou. La folie gagne ici toutes les strates d’un récit horrifique et les moindres contours d’un cadre contaminé de l’intérieur. Le décor, ses nombreuses extravagances et déformations sont, en effet la projection d’un cerveau dérangé. Ce geste esthétique fondateur va servir de repère pour le mouvement expressionniste allemand au cinéma dont Robert Wiene mais aussi Fritz Lang (Docteur Mabuse, le joueur, Metropolis....), ou Friedrich Wilhelm Murnau (Nosferatu, la vampire, Faust...) sont les grands représentants. Ce Cabinet raconte le parcours de Francis qui tente de percer le mystère de la disparition de son meilleur ami et de l’enlèvement de sa promise. Francis soupçonne le maléfique docteur Caligari d’être le cerveau de cette sombre affaire. Pour autant, tout porte à croire que l’imagination délirante de Francis a créé de toutes pièces ce drame. Le producteur Erich Pommer à l’origine du film avait d’abord contacté Fritz Lang pour réaliser ce film mais celui-ci ne voulait pas entendre parler d’une mise en scène expressionniste. « Ça effraiera le public ! » aurait-il affirmé.  Ce sera donc Robert Wiene qui s’y collera. Moins timide que Lang, le cinéaste signe un vrai manifeste esthétique et moral. Le Cabinet du docteur Caligari sera un énorme succès à sa sortie et reste aujourd’hui l’un des films les plus importants de l’histoire du cinéma.

 

El Niño Pez de Lucia Puenzo (2008)

Découverte en 2007 dans le cadre de la Semaine de la Critique cannoise avec son premier long-métrage XXY, autour d’une adolescente hermaphrodite, la cinéaste et écrivaine argentine Lucia Puenzo semblait prolonger avec El Niño Pez, l’itinéraire de son héroïne. Une correspondance qui tient autant au récit (romance lesbienne contrariée) qu’au choix de la même interprète principale (la gracieuse Inès Efron). Ce film découvert au festival de Berlin et de Tribeca, raconte le parcours de Lala, une jeune fille issue de la bonne société de Buenos Aires, qui va tomber amoureuse de la domestique de ses parents. Cette dernière, originaire du Paraguay va entraîner Lala dans un voyage aux pays de ses ancêtres. El Niño Pez est un road-movie sensible et nerveux. C’est aussi un regard sans concession sur les inégalités sociales dans la société argentine.

Et aussi :

Le court-métrage de Jacques Demy La Luxure (1962), sketch issu d’un projet autour des sept péchés capitaux dont les autres participants étaient entre autres : Jean-Luc Godard (La paresse), Claude Chabrol (L’avarice) ou encore Philippe de Broca (La gourmandise) ; trois courts métrages de Charlie Chaplin, époque "First National" : Une vie de chien (1918), Une journée de plaisir (1919), Charlot et le Masque de fer (1921) ; enfin, Les Enfants de la pluie de Philippe Leclerc (2002), film d’animation autour de peuples et leur rapport contraire à l’eau et le feu.