Eva Green dans Casino Royale (2006)
Gaumont Columbia Tristar Films

Le James Bond avec Daniel Craig, Eva Green et Mads Mikkelsen revient ce dimanche sur France 2.

Tous les jours, avant la sortie de Quantum Of Solace, Premiere.fr passait au rayon X un James Bond différent. A l'occasion de la rediffusion de Casino Royale, de Martin Campbell, ce dimanche sur France 2, voici son décryptage, entrecoupé de liens sur le film sorti au cinéma en 2006.

Le thème :You know my name écrit et chanté par Chris Cornell ancien leader de Soundgarden. Une chanson générique qui sort de la pop sucrée ou de la grande variété américaine matinée de soul pour retrouver une couleur plus simple et plus agressive grâce à la voix rauque de Cornell. Une réussite.

James Bond : tous les films classés du pire au meilleur

James Bond contre… Le Chiffre, un petit génie des maths et des échecs, asthmatique, qui travaille comme banquier pour des organisations terroristes. Afin de terrasser le Chiffre et de mettre en échec un réseau terroriste, Bond va devoir battre Le Chiffre au poker.

Les rôles choc de Mads Mikkelsen : Arctic, Pusher, Casino Royale...

Le film : Soyons clair : Casino Royale est le meilleur film de toute la série, le plus beau Bond, celui qui réussit à séduire les nostalgiques qui ne juraient que par Goldfinger et Bons baisers de Russie. Pour une raison simple : ce n’est pas un James Bond puisque le fim raconte précisément la « naissance » de l’agent double zéro. Dans le premier roman écrit par Ian Fleming, James Bond est un jeunot et les services secrets anglais viennent de le faire accéder à la catégorie des agents 00, ceux qui sont fiers d'avoir le permis de tuer. Pour ce film-retour-à-zéro, Bond est devenu blond. Bond est bon, qui plus est, ce qui, pour le coup, est presque un séisme. Daniel Craig campe un James Bond sûrement proche de l'idée que s'en faisait Ian Fleming : une tête brûlée, un casse-cou, presque un voyou, cherchant à se surpasser et à dominer les autres pour oublier des origines sociales humiliantes. Si les fans ont d’abord hurlé quand ils ont découvert l’identité de l’acteur qui enfilerait le smoking de 007, ils sont aujourd’hui unanimes : Craig est le meilleur Bond depuis Sean Connery.Pas de gadgets non plus dans ce film : Bond se bat avec ses poings. Avec sa tête aussi, autour d'une table de poker. Et Martin Campbell mène tambour battant une intrigue plus ambiguë qu'à l'ordinaire et tout aussi spectaculaire. Un chef d’œuvre on vous dit qui est à Bond ce que Batman Begins fut à Batman. Une matrice super excitante.

Magic moment : Tout est Bon(d). Du formidable prologue, filmé dans un noir et blanc expressionniste à la chasse à l'homme dans les rues de Madagascar qui présente Bond comme un type frustre et ultra physique. Sans oublier une scène d'une rare violence où le méchant torture James en utilisant des méthodes... couillues.

007 "moments Bond" dans Casino Royale

007ème ciel : 2 fois.

Oh James : Ce nouveau Bond a un rapport très particulier au sexe faible : au lieu de séduire les filles, le Bond de Craig préfère goûter à la mort et à la trahison. Première James Bond Girl de ce nouveau Bond, Solange (Caterina Murino) : l’épouse d’Alex Dimitrios mène une vie de luxe maussade dans le sillage de son mari. Lorsqu’elle voit apparaître Bond qui dépouille son mari de son argent et de l’Aston Martin, au poker, elle succombe au charme brut de 007. C’est dans un train que se déroulera sa rencontre avec Vesper Lynd (Eva Green), trésorière du MI6 chargée de veiller à ce que Bond ne gaspille pas l’argent des citoyens britanniques. Si Bond est séduit immédiatement, Vesper Lynd le remet à sa place très vite ; elle ne pense qu’au business. Mais Lynd, comme les autres, va tomber amoureuse de Bond/Craig. De son côté, Bond est tellement épris qu’il nommera même sa nouvelle recette de Vodka Martini Vesper Lynd en son honneur. Un sentimental on vous dit. Précisons que Bond sera vraiment accroc à Vesper Lynd et que cet amour va conditionner le film et la nouvelle personnalité de l’agent.

Eva Green : La meilleure des James Bond Girls ?

Bondologie : C'est la 21e aventure de l'agent 007, mais le troisième film à porter ce titre. Avant Casino Royale, il y eut Casino Royale, téléfilm adapté du roman de Fleming en 1954 et Casino Royale, la parodie de 1967.Le film est une mine d’or pour les bondologues puisqu’il reprend le mythe à zéro. La séquence d’ouverture en noir et blanc revient sur le moment où Bond reçoit son permis de tuer, mais c’est dans la scène finale, après avoir traversé sont lot d’épreuves forcément initiatiques, que les mythes bondiens sont enfin assumés. C’est là que le fameux « Mon nom est Bond, James Bond est prononcé et que le thème de Monty Norman est enfin envoyé… Les choses sérieuses vont pouvoir commencer… dans Quantum of Solace.

Phrase bondienne : Le barman : "Votre vodka martini, cuiller ou shaker ?" Bond : "Qu’est-ce que j’en ai à foutre ?"

Cary Joji Fukunaga : "Casino Royale est la référence majeure de Mourir peut attendre"

Bande-annonce de Casino Royale :

Cinq Bond que vous ne verrez jamais : Casino Royale par Quentin Tarantino