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À l'affiche du petit écran ce soir : Guillaume Canet exporte ses Liens du sang, un Jumanji spatial révèle deux futures stars et Paul Newman se rebelle contre le système pénitentiaire.

Blood Ties de Guillaume Canet

New York, 1974. Chris, la cinquantaine, est libéré pour bonne conduite après plusieurs années de prison pour un règlement de compte meurtrier. Devant la prison, Franck, son jeune frère, un flic prometteur, est là, à contrecœur. Ce ne sont pas seulement des choix de « carrières » qui ont séparé Chris et Frank, mais bien des choix de vies et une rivalité depuis l’enfance. Leur père Léon, qui les a élevés seul, a toujours eu pour Chris une préférence affichée, malgré les casses, la prison… Pourtant, Franck espère que son frère a changé et veut lui donner sa chance : il le loge, lui trouve un travail, l’aide à renouer avec ses enfants et son ex-femme, Monica. Chris rencontre Natalie, caissière dans une supérette, la promesse d’une nouvelle vie. Mais il est vite rattrapé par son passé et replonge. Pour Frank, c’est la dernière des trahisons, il raye son frère de sa vie, quitte la police et s’installe avec Vanessa, ex-compagne d’Antony Scarfo, un braqueur fou dangereux. Pourtant, malgré les rivalités, les trahisons ou les conflits, entre les deux frères, restent les liens du sang.

Pour son quatrième long-métrage, et le premier porté par un casting américain, Guillaume Canet choisit de rester en terrain en adaptant aux États-Unis le polar Les liens du sang de Jacques Maillot dont il tenait le rôle-titre. Réunissant Marion Cotillard, Clive Owen, Billy Crudup et Mila Kunis, le film fut projeté en compétition au Festival de Cannes en 2013, où il laissa une impression mitigée malgré les grandes qualités que lui trouva Première : "Un film sincère et humain sur la fraternité contrariée et les rapports amoureux, maladroit par instants (la « grande scène » de James Caan, mauvais père faisant acte de contrition, est ratée) et au rythme un peu moins mou (si le découpage des gunshots manque toujours d’ampleur, la suppression d’un quart d’heure a redynamisé l’ensemble). Coécrit avec James Gray, le Mappy new-yorkais de Canet, solidement interprété, Blood Ties mérite d’être réévalué à l’aune de son ambition avouée : payer un modeste tribut au Nouvel Hollywood sans sacrifier à l’amour des comédiens, tous excellents". Le film fut au final un échec commercial des deux côtés de l'Atlantique et reste donc à redécouvrir.

Blood Ties est diffusé ce soir à 20h45 sur Ciné+ Premier.

Zathura : une aventure spatiale de Jon Favreau

Au fond de leur cave, Danny et son grand frère Walter découvrent la boîte d'un étrange jeu appelé Zathura. A peine essaient-ils d'y jouer qu'ils se retrouvent propulsés dans l'espace avec leur maison, et découvrent qu'ils n'échapperont plus à la partie qui vient de commencer... Face aux redoutables Zorgons, dont les vaisseaux rôdent en attendant de les attaquer, ils doivent laisser leurs rivalités de côté pour survivre ensemble. S'ils veulent un jour retourner chez eux, il leur faudra affronter chaque étape de ce jeu où tout est possible.

Onze ans après le célèbre Jumanji, Hollywood se frottait à sa déclinaison spatiale, Zathura, elle aussi imaginée par l'écrivain Chris van Allsburg. Mis en boîte par le futur réalisateur d'Iron Man, ce Zathura reste moins connu que l'original mais est loin de pâlir en comparaison : "Après Jumanji, la recette de l'écrivain pour enfants Chris Van Allsburg marche toujours. Mieux même car, avec Jon Favreau (Elfe) aux commandes, l'aventure initiatique se pare ici de punch et d'humour. De l'envol de leur maison à la cryogénisation de leur soeur aînée en passant par l'assaut du robot, l'attaque des Zorgons et l'intervention d'un astronaute affamé, les deux frangins ennemis traversent de sacrées péripéties et nous font passer un bon moment". Si Jumanji avait permis en 1995 de découvrir une toute jeune Kirsten Dunst, Zathura révéla de son côté deux autres ados acteurs qui ont pas mal fait reparler d'eux depuis : Kristen Stewart et Josh Hutcherson.

Zathura : une aventure spatiale est diffusé ce soir à 20h45 sur Ciné+ Famiz.

Luke la main froide de Stuart Rosenberg

Condamné pour un fait bénin, Lucas Jackson, dit Luke, est incarcéré dans un pénitencier où règne un régime très dur. Lucas s’impose rapidement auprès de ses compagnons détenus qui admirent son courage et son inflexibilité. Ce qui lui vaut aussi l’hostilité du leader des prisonniers, Dragline. Il ne s’avouera jamais vaincu et cherchera par tous les moyens à s’évader…

En 1967, Stuart Rosenberg adapte le roman Luke la main froide de Donn Pearce, publié deux ans plus tôt. Parabole transgressive jouant sur l'imagerie du martyr chrétien et conçue en pleine guerre du Vietnam, Luke la main froide connut un grand succès en salles, de ceux qui ont contribué à faire de Paul Newman la star hollywoodienne qu'il est devenu à la fin des années 1960. Il fut en conséquence nommé à l'Oscar du meilleur acteur, (sa quatrième nomination déjà, toutes infructueuses) alors que le film permit à George Kennedy, l'interprète de Dragline, de repartir avec l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

Luke la main froide est diffusé ce soir à 20h40 sur TCM.