Warner Bros

La comédie sera diffusée dimanche soir sur TF1.

Ce week-end, Very Bad Trip 3 sera diffusé pour la première fois en clair. A sa sortie, il y a 5 ans, Première avait rencontré une bonne partie de l'équipe du film de Todd Phillips (qui prépare aujourd'hui un film sur le Joker, toujours pour la Warner Bros). Commençons par retrouver le chouchou du public, Alan. Son interprète Zach Galifianakis répondait à nos questions avec humour.

Le Joker de Todd Phillips sera un comédien raté des années 1980

À propos de Very Bad Trip 3... (Nous coupant la parole.) C’est un véritable accent français ou vous faites semblant ?

C’est un faux. Je le prends uniquement pour séduire les femmes ou interviewer les stars. C’est bien ce que je pensais. En revanche, vous savez que je suis un homme ?

C'est ce qu'on m'a dit. Mais après vous avoir entendu chanter avec cette superbe voix de castrat dans la bande-annonce de Very Bad Trip 3, j’ai des doutes... Vous savez quoi ? Je peux être tout ce que vous voulez. C’est ce que je dis à tous mes clients.

Ed Helms : "Very Bad Trip 3 clôt la saga avec une certaine élégance. Toute relative, bien entendu..."

 

Il y a deux ans, Todd Phillips nous avait dit qu’il vous avait obligé à auditionner pour Very Bad Trip 2 car jouer avec Robert Downey Jr. dans Date limite vous avait filé la grosse tête. Qu’est-ce qu’il vous a fait subir cette fois ? Sur le tournage ou pendant l’audition ? Parce qu’il m’a une nouvelle fois obligé à passer un casting... Todd et moi avons une relation particulière : il me hurle dessus, je lui fais une blague en retour et la journée de chacun reprend son cours. Todd occupera toujours une place à part dans ma vie puisque c’est lui qui m’a donné ma chance et m’a offert ce sublime cadeau empoisonné qu’est la notoriété.

Vous êtes d’accord si je vous dis que le deuxième volet manquait cruellement d’originalité ? Je n’en avais pas forcément conscience avant qu’on me le répète durant les interviews. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’on est beaucoup plus indulgent avec les suites de films dramatiques ou d’action. En voyant Indiana Jones et le temple maudit, personne n’a dit : « Oh non, il nous refait encore son truc avec le fouet, là ! J’y crois pas ! » On a une intransigeance avec les suites de comédies qui m’échappe un peu. Mais oui, on ne voulait pas répéter la formule des deux premiers avec Very Bad Trip 3. C’était primordial.

Zach Galifianakis est déçu des suites de Very Bad Trip

Vos partenaires ont-ils changé en quatre ans ? Bradley Cooper la ramène-t-il depuis qu’il a été nommé aux Oscars ? Absolument pas. De toute façon, si vous traînez avec ces mecs-là et que vous chopez le melon, vous allez vite vous prendre des vannes. Personne n’a réellement changé. Bradley est resté le même et on se réjouit tous de ce qui lui arrive en ce moment.

C’est devenu un véritable sex-symbol en France depuis qu’il s’est mis à parler français sur les plateaux télé... Quel trou du cul ! (Rire.)

D’autant qu’il ne parle pas français si bien que ça. Soyons honnêtes, votre anglais est bien meilleur que son français.

Bradley Cooper : "Very Bad Trip aurait aisément pu être un thriller. Il est construit comme ça"

Pas vraiment... C’est juste de la jalousie de base. Mais c’est fun d’être jaloux. On s’amuse d’ailleurs à se faire de fausses crises de jalousie avec Bradley. La réalité, c’est qu’on s’entend vraiment bien, ce qui doit déprimer les journalistes.

Il va falloir qu’on invente quelque chose, du coup. Très bien. J’ai une idée : vous n’avez qu’à sous-entendre dans votre papier que je coache Bradley en secret depuis cinq ans et qu’il ne serait sans doute pas là où il est aujourd’hui si je ne l’avais pas aidé. Ça me paraît crédible.

À voir... Mais revenons au film. Après avoir drogué un tigre et affronté un singe capucin accro à la nicotine dans les précédents Very Bad Trip, il semblerait que vous soyez cette fois-ci impliqué dans la décapitation d’une girafe, animal cruellement sous-exploité au cinéma... Les girafes sont beaucoup trop rares à l’écran, c’est vrai. (Rire.) J’espère que l’association qui les défend viendra manifester lors de la première du film. Mais bon, OK, je vais vous dire la vérité : nous n’avons pas vraiment décapité de girafe sur le tournage, elle a été créée en images de synthèse. Toujours est-il qu'on va offrir à ces animaux une exposition sans précédent. À quand remonte leur dernier grand rôle au cinéma ? À Madagascar ? À ce film avec Robin Williams où les animaux sortent d’un jeu de société ? Comment ça s’appelait déjà ? Jamiroquai ? Non, ça, c’est un groupe.

Jumanji ? Voilà !

Interview Mathieu Carratier

Very Bad Trip 3 rate son passage à la sobriété [critique]