Date de sortie 12 octobre 2016
Durée 201 mn
Réalisé par Bertrand Tavernier
Scénariste(s) Bertrand Tavernier
Année de production 2016
Pays de production France
Genre Film documentaire
Couleur Couleur

Synopsis

Le réalisateur Bertrand Tavernier entreprend un voyage à travers le cinéma français en parlant des films et des cinéastes qui ont marqué sa vie. Il commence avec Jacques Becker, qui pratiquait un cinéma à hauteur d'homme, poursuit avec Renoir, un génie à la personnalité controversée, puis évoque son passage chez le compliqué mais talentueux Jean-Pierre Melville en tant qu'assistant et tente de réhabiliter Marcel Carné. Il déclare sa flamme à Jean Gabin, le plus grand acteur selon lui, au firmament de son panthéon personnel. Hommage également aux compositeurs Joseph Kosma et à Maurice Jaubert, qui a composé la musique de «L'Atalante»...

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Critiques de Voyage à travers le cinéma français

  1. Première
    par Sylvestre Picard

    Voyage à travers le cinéma français *
    De Bertrand Tavernier

    En racontant sa jeunesse cinéphile, Bertrand Tavernier analyse ses cinéastes français préférés : Jacques Becker, Jean Renoir, Jean-Luc Godard, Jean-Pierre Melville. Des années 30 à la Nouvelle Vague, voyage au coeur d’un cinéma essentiel.
    À l’origine le récit est parallèle : le Tavernier d’aujourd’hui raconte le Tavernier enfant et malade qui découvre Dernier atout, un film de Becker, au sanatorium. Et, le documentaire d’enchaîner avec un cours magistral sur l’oeuvre de ce dernier. Le cinéma qui éclaire la vie et lui donne un nouveau sens, l’idée n’est pas récente mais reste passionnante lorsqu’elle est tenue.
    Ce n’est pas le cas de Voyage à travers le cinéma français, documentaire écrasant et mal équilibré. Parce qu’il s’agit de la première pierre d’un ensemble plus vaste (une série de neuf heures) on s’explique mieux sa durée invraisemblable (195 minutes !). Mais la promesse du voyage se transforme en errance où l’immense culture de Tavernier s’égare dans d’interminables digressions (sur le plan-séquence du Crime de Monsieur Lange) qui auraient été mieux développées en épisodes. Le cinéaste en appelle à l’"esprit français" (formule aussi vide qu’impressionnante) quand il n’a rien d’autre à dire. Et ce n’est que lorsqu’il explore une cinéphilie périphérique (le réalisateur Edmond T. Gréville et le compositeur Maurice Jaubert), opposée à une plus convenue (Jean-Pierre Melville ou Jean Renoir), que le spectateur se réveille.
    Sylvestre Picard