Titre original Standard Operating Procedure
Date de sortie 24 septembre 2008
Réalisé par Errol Morris
Année de production 2008
Genre Documentaire

Synopsis

Début 2004, le monde entier découvre avec stupéfaction les photos qui prouvent les mauvais traitements et les infamies dont ont été victimes des prisonniers iraquiens détenus à la prison américaine d'Abu Ghraib. Pendant deux ans, Errol Morris a enquêté pour découvrir ce qui s'est vraiment passé là-bas durant l'automne 2003. Grâce aux photos prises par les soldats, aux témoignages de plusieurs spécialistes et de personnes parfois directement impliquées dans cette affaire, Errol Morris a reconstitué la chronologie des faits et étudié le contexte qui a conduit à ces extrémités. Interview après interview, photo après photo, l'affaire des tortures d'Abu Ghraib prend une dimension bien plus vaste et beaucoup plus dérangeante que celle brossée par les médias. Même si les soldats pris en photo en train d'humilier et de torturer les prisonniers iraquiens ont été condamnés, étaient-ils les seuls coupables ? Pourquoi aucun gradé n'a-t-il jamais été mis en cause ? Qui est vraiment responsable ?

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DR

Standard Operating Procedure

Critiques de Standard Operating Procedure

  1. Première
    par Gael Golhen

    Tout en scope et effets (caméras de traviole, ralentis, photo sublime de Richardson, histoire d’enjoliver le crachoir qui en deux heures se remplit de trucs vraiment merdeux) ce docu-enquête mélangeant interview et fictionnalisation, clôt une trilogie de l’atrocité commencée avec Mr Death et Fog of War. Sur le mode thriller, avec l’incroyable témoignage des accusés, SOP revient sur les tortures des GI à Abou Ghraib ; s’interroge sur les mystères de cette infamie (comment-ont-ils pu ?) ; dissèque la banalité du mal, l’absence de culpabilité et la responsabilité du système. Mais surtout dresse le portrait de ces soldats beaufs et un peu flippants. Le récit ne tente jamais de faire des personnages centraux des monstres. Il fait ressortir leur auto-apitoiement, leur incapacité à comprendre ce qu’ils ont fait de mal, ce qui ressemble souvent à une (mauvaise) blague. Carrément abominable ou drôlement pathétique (question de point de vue), c’est la psyché US dans toutes ses contradictions dialectiques qui ressort de ce doc vraiment dérangeant.