Date de sortie 22 mai 2013
Durée 101 mn
Réalisé par Steve McQueen
Avec Michael Fassbender , Carey Mulligan , James Dale
Scénariste(s) Steve McQueen, Abi Morgan
Distributeur MK2 Diffusion
Année de production 2011
Pays de production Grande-Bretagne
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Le film aborde de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa soeur Sissy arrive sans prévenir à NY et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie…‬

Toutes les séances de Shame

Critiques de Shame

  1. Première
    par Damien Leblanc

    Sous couvert d'explorer l'addiction sexuelle d'un cadre new-yorkais, le deuxième long-métrage de Steve McQueen offre un puissant opéra sur la survie en milieu urbain. Porté par la prodigieuse prestation de Michael Fassbender, Shame dépasse en intensité les promesses semées par Hunger.

  2. Première
    par Christophe Narbonne

    Lors du dernier festival de Venise, Darren Aronofsky ne tarissait pas d’éloges à propos de cette représentation crue d’une forme d’addiction, lui qui en a signé une mémorable avec Requiem for a Dream. Le parallèle n’est pas fortuit : dans les deux cas, les héros sont issus de familles dysfonctionnelles qui sont sans doute à l’origine de leurs névroses. Comme Aronofsky, McQueen n’explique cependant rien. Il met en avant le résultat, pas la cause. Un plan montrant Sissy nue devant son frère, ou chantant dans un bar avec ses tripes, suffit à établir l’ambiguïté d’une relation régie par une attirance/répulsion destructrice. Michael Fassbender habite Brandon comme il habitait Bobby Sands dans Hunger, le précédent film de McQueen. Avec une bonne dose d’inconscience et un abandon total à son personnage. On n’oubliera pas de sitôt la scène où, prenant sauvagement une prostituée, il atteint l’orgasme entre spasmes de plaisir et pleurs de honte et de souffrance. Il s’agit du climax d’un film qui ne craint pas de déplaire, tout en évitant coûte que coûte le sensationnalisme. C’est son aspect chronique et clinique qui fait de Shame un grand drame humain, l’addiction au sexe n’étant qu’une expression comme une autre de la solitude de l’homme moderne.