Titre original Leaning Into the Wind : Andy Goldsworthy
Date de sortie 18 juillet 2018
Durée 93 mn
Réalisé par Thomas Riedelsheimer
Distributeur EUROZOOM
Année de production 2017
Pays de production Grande-Bretagne, Allemagne
Genre Film documentaire
Couleur Couleur

Synopsis

Andy Goldsworthy est un artiste mondialement reconnu pour son travail éphémère et permanent avec la nature, le LAND ART. Il y a 16 ans, de sa rencontre avec le réalisateur Thomas Riedelsheimer est né le succès mondial RIVERS AND TIDES. Entre 2013 et 2016, les deux hommes sont repartis à l’aventure. On découvre comment Andy Goldsworthy s’introduit lui même dans ses œuvres, comment son travail devient à la fois plus fragile et plus personnel, plus sévère et plus difficile, incorporant des machineries massives et des équipes importantes sur de plus gros projets. PENCHÉ DANS LE VENT est un voyage créatif qui nous mène d'Edimbourg à la réserve d'Ibitipoca au Brésil, du sud de la France à la Nouvelle-Angleterre.

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Critique du documentaire Penché dans le vent

A la rencontre d'un artiste passionnant.

Photos

Penché dans le vent, Affiche

Penché dans le vent, Affiche

Andy Goldsworthy

Andy Goldsworthy

Critiques

  1. Première
    par Gaël Golhen

    A l’heure des suites en pagailles que balancent constamment les studios ; au moment où n’importe quel film Marvel ou Star Wars a immédiatement droit à sa sequel, rien que de très logique à ce que Thomas Riedelsheimer livre la suite de son documentaire superbement minéral Rivers and Tides qui nous faisait pénétrer l’esprit et l’art d’Andy Goldsworthy et devenait plus qu’un doc, une véritable expérience spirituelle et méditative. Pour ceux qui auraient raté le premier opus, précisons que Goldsworthy est un as respecté de l’art contemporain, mais un « sculpteur » d’un type un peu particulier.

    En plus de trente ans d’activité, cet artiste environnementaliste, cet architecte druidique, a fait peindre des moutons (avec leurs sabots), imaginé un mur de pierre sèche serpentant entre les arbres du Storm King Art, créé des paysages et joué avec la glace, la neige, les rivières le vent. Son matériau, c’est la nature qu’il sculpte, travaille, ordonne. Depuis toujours.

    D’ailleurs, 17 ans après Rivers and Tides, les choses ont changé mais tout est resté identique. S’il collabore désormais avec sa fille, son art reste le même, ancré dans le vivant. Il imagine ses œuvres spéciales avec ce qu’il trouve sous sa main ou ses pieds (on le voit recouvrir un morceau d’arbre de feuilles roussies par exemple). S’il voyage plus qu’avant, et s’il joue désormais avec des décors urbains, on le voit plus souvent au cœur des forêts ou sur des glaciers dont il déplace les boulders. C’est toujours aussi beau, toujours aussi émouvant de le voir à l’œuvre. Mais la différence avec Rivers and tides, tient surtout dans le dialogue nourri avec le cinéaste. On découvre l’intimité de l’artiste, ses questionnements créatifs et surtout sa pensée, animiste et environnementaliste, dont l’urgence est de plus en plus évidente. Au fond, la nature de son œuvre, c’est la Nature elle-même. Et vu ce que l’homme lui fait subir aujourd’hui, l’art de Andy Goldsworthy semble cruellement nécessaire. Avec la découverte d’un artiste génial, c’est l’autre mérite de ce doc que de nous le rappeler.