Date de sortie 3 décembre 2014
Durée 150 mn
Réalisé par Mike Leigh
Avec Timothy Spall , Paul Jesson , Dorothy Atkinson
Scénariste(s) Mike Leigh
Distributeur Diaphana Distribution
Année de production 2014
Pays de production Grande-Bretagne, France, Allemagne
Genre Biographie
Couleur Couleur

Synopsis

“Mr. Turner” évoque les dernières années de l’existence du peintre britannique, J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts, il vit entouré de son père qui est aussi son assistant, et de sa dévouée gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment. A la mort de son père, profondément affecté, Turner s’isole. Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

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Photos de Mr. Turner

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Diaphana Distribution
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Diaphana Films / Simon Mein / Thin Man Films
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Mr Turner

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Casting de Mr. Turner

Paul Jesson
William Turner
Marion Bailey
Sophia Booth

Critiques de Mr. Turner

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Le réalisateur de Secrets et mensonges filme les dernières années du grand précurseur de l'impressionnisme. Qualifié de romantique, puis de pré-impressionniste, Joseph Mallord William Turner a laissé à la postérité une œuvre admirable d’où émergent ses paysages et ses marines définis par des ambiances à la limite du fantastique. Le « peintre de la lumière » n’était cependant pas aussi exalté que ses tableaux pourraient le laisser supposer. C’est même tout l’inverse si l’on en croit Mike Leigh, qui le présente, de prime bord, comme un être taciturne et atrabilaire, voire détestable – il n’a même pas assisté à l’enterrement d’une de ses deux filles. Timothy Spall accentue cette caricature en la jouant ronchon pendant tout le film, ses principales interventions se résumant à un grognement d’animal. Mr. Turner n’est de facto pas un biopic aimable. Il n’est surtout pas conformiste : Leigh est suffisamment subtil pour ne pas faire du personnage un cliché ambulant de peintre excentrique et manipulateur. Le renfermement, presque psychotique, de Turner dissimule ainsi une pudeur de petit garçon qu’on constate à la mort de son père adoré, son confident et premier collaborateur, ou lorsqu’il rejoint sa vieille maîtresse au bord de la mer. Son cynisme de cour (il a une image d’Académicien à entretenir) est contrebalancée par son altruisme discret envers ses collègues. Comme un tableau est le fruit d’une succession de couches, il faut gratter derrière le grumeleux Mr. Turner pour en apprécier les nuances et l’humanisme contrarié. Magnifié par la photo incandescente de Dick Pope, c’est un hommage à la condition d’artiste, par essence solitaire et sans compromis. La lumière est à ce prix.

  2. Première
    par Gérard Delorme

    De Turner, on ne connaît souvent que ses tableaux, révélant une réticence à peindre l’humain (il lui préférait les bateaux) et une fascination pour la lumière. Le film de Mike Leigh dévoile avec une certaine pesanteur un homme tout en dualité, à la fois grand artiste mais aussi individu mesquin et misanthrope, ingrat avec ses femmes, ses maîtresses et ses enfants. Le choix de confier le rôle à Timothy Spall, qui n’a aucune ressemblance physique avec son modèle, accentue la part animale de ce faux primitif qui ne cesse de s’exprimer par grognements que lorsqu’il lui faut repousser l’offre d’un acheteur ou encore détromper un critique ignorant. Fidèle à son style qui tend à mélanger le réalisme le plus cru et l’exagération démesurée, le cinéaste l’assortit pour l’occasion d’une touche résolument picturale s’inspirant autant des caricatures anglaises du XIXe siècle que des toiles du maître, dont il a demandé à son directeur de la photo de reproduire l’ambiance ainsi que la fantastique lumière.