Date de sortie 12 décembre 2018
Durée 128 mn
Réalisé par Christian Rivers
Avec Hera Hilmar , Hugo Weaving , Robert Sheehan
Scénariste(s) Philippa Boyens, Peter Jackson, Fran Walsh
Distributeur Universal Pictures International
Année de production 2018
Pays de production Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Genre Film de science-fiction
Couleur Couleur

Synopsis

Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique ait détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites.
Tom Natsworthy - originaire du niveau inférieur de la grande ville mobile de Londres – se bat pour sa propre survie après sa mauvaise rencontre avec la dangereuse fugitive Hester Shaw. Deux personnages que tout oppose, qui n’étaient pas destinés à se croiser, vont alors former une alliance hors du commun, destinée à bouleverser le futur.

Infos de la rédaction

[Actualisation du 19 décembre 2017] Peter Jackson a révélé qu'il superviserait une nouvelle saga, Mortal Engines, à partir des romans de Philip Reeve.

Date de sortie de Mortal Engines
Le premier film de cette saga steampunk est attendue au cinéma le 14 décembre 2018.

Bande-annonce de Mortal Engines
Le premier teaser est sorti le 19 décembre 2017.

Le casting de Mortal Engines
Le réalisateur Christian Rivers est un spécialiste des effets-spéciaux numériques qui a fait carrière au sein de Weta Workshop, a reçu un Oscar pour King Kong et a depuis été réalisateur de seconde équipe sur Le Hobbit. Les jeunes Hera Hilmar (Da Vinci's Demons) et Robert Sheehan (Misfits) sont entourés de Hugo Weaving (Elrond dans Le Seigneur des Anneaux) et Stephen Lang (le méchant d'Avatar).

Offres VOD

Pas d'offres actuellement.

Dernières News

Comment est né le drôle de caméo de Mortal Engines ?

La blague n’était pas dans le livre d’origine, publié il y a 17 ans.

Premières séances du 12 décembre : Kore-eda séduit Paris avec Une Affaire de famille

Le nouveau Kore-eda devance largement le film animé Spider-Man et Mortal Engines.

Casting

Universal
Universal
AFFICHE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
AFFICHE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
GALERIE
Universal Pictures International France / Media Rights Capital / Universal Pictures / WingNut Films
AFFICHE
AFFICHE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE
GALERIE

Mortal Engines, affiche

Mortal Engines, affiche

Mortal Engines, affiche

Mortal Engines, affiche

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Jihae (Anna Fang) au centre, personnages

Jihae (Anna Fang) au centre, personnages

Robert Sheehan (Tom Natsworthy)

Robert Sheehan (Tom Natsworthy)

Robert Sheehan (Tom Natsworthy), Leifur Sigurdarson (Nils Lindstrom), Hera Hilmar (Hester Shaw)

Robert Sheehan (Tom Natsworthy), Leifur Sigurdarson (Nils Lindstrom), Hera Hilmar (Hester Shaw)

Hugo Weaving (Thaddeus Valentine)

Hugo Weaving (Thaddeus Valentine)

Hugo Weaving (Thaddeus Valentine)

Hugo Weaving (Thaddeus Valentine)

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Mortal Engines, extrait

Mortal Engines, extrait

Jihae (Anna Fang)

Jihae (Anna Fang)

Mortal Engines, extrait

Mortal Engines, extrait

Mortal Engines, extrait

Mortal Engines, extrait

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Hera Hilmar (Hester Shaw)

Critiques

  1. Première
    par Elodie Bardinet

    A l’heure où les adaptations de comics, suites et remakes se multiplient à Hollywood, Mortal Engines augurait un peu de fraîcheur, avec son histoire de mégalopoles roulant sur la Terre pour dévorer de plus petites villes, son design steampunk et son casting rempli de jeunes acteurs méconnus. La promesse est en partie tenue : cette adaptation d’un roman pour ados de Philip Reeve écrite par Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens (l’équipe derrière Le Seigneur des Anneaux) et réalisée par Christian Rivers (spécialiste des effets spéciaux qui s’est formé auprès de Jackson) ne manque effectivement pas d’ambition.

    Esthétiquement, Mortal Engines est très réussi. On comprend d’emblée pourquoi Peter Jackson a misé sur Rivers, chargé de concevoir les storyboards et multiples effets visuels de ses précédents films, de Braindead au Hobbit en passant par Fantômes contre fantômes ou King Kong. La scène d’ouverture est bluffante : la ville-monstre de Londres, dotée de puissants moteurs et de roues de la taille d’immeubles, poursuit un village bavarois. La course folle des deux engins, lancés à pleine allure au beau milieu d’une terre dévastée, évoque le combat de David contre Goliath, l’ogre dirigé par l’autoritaire Thaddeus Valentine (Hugo Weaving) étant si puissant qu’on s’attache immédiatement à sa victime, petite cité faite de bric et de broc qu’on rêverait de voir s’échapper. La caméra file de l’un à l’autre, change d’échelle pour donner aussi un aperçu des habitants des villes en question et met tout de suite dans l’ambiance : l’univers mécanique, fait de tôle et d’objets récupérés ici et là, a en grande partie été construit en dur. L’équipe a obtenu un budget conséquent (environ 100 millions de dollars) pour designer tout cela et ça se voit : esthétiquement, le résultat vaut vraiment le coup d’œil.

    L’autre défi de Jackson et ses coéquipiers, c’est d’avoir misé sur un casting de comédiens méconnus. Le plus célèbre d’entre eux est donc Hugo Weaving, déjà dans Le Seigneur des Anneaux, qui apporte charisme et droiture à un personnage assez ambigu. Ensuite, ils ont fait appel à Stephen Lang (le méchant d’Avatar) pour un rôle absolument méconnaissable : il joue Shrike en performance capture, un personnage clé de l’intrigue dont on ne dévoilera pas l’histoire ici pour garder la surprise. Le jeune Tom, qui se retrouve malgré lui à s’opposer à Valentine auprès de l’héroïne Hester Shaw, est incarné par l'Irlandais Robert Sheehan, vu notamment dans la série Misfits, et enfin la jeune fille qui porte le film est une quasi-inconnue : Hera Hilmar est une Islandaise de bientôt 30 ans, vue en second rôle dans Anna Karénine et Two Birds. Quant à Anna, unepilote sans peur dont la tête est mise à prix, elle est jouée par la musicienne coréenne Jihae, plus célèbre pour ses titres rock que pour sa carrière au cinéma (pour l’instant, on l’a surtout vue dans la série Mars). Ce choix de monter un tel blockbuster sans star à proprement parler est audacieux, et ça paye : il est effectivement rafraîchissant de suivre ces comédiens encore peu vus sur grand écran.

    Ce qui pêche, en revanche, c’est l’intrigue, qui peine à captiver de bout en bout tant elle fait défiler très rapidement une multitude d’enjeux et de personnages. Mieux vaut trop que pas assez ? Dans l’ensemble, les enjeux de Mortal Engines sont sombres, traités avec sérieux, et ils ouvrent vers des réflexions politiques intéressantes (sur le Brexit, entre autres), mais parfois, c’est plutôt bancal : on a par exemple du mal à comprendre pourquoi le peuple de Londres est aussi fier d’aller combattre. Certes, leur mentor est montré comme un être charismatique, mais de là à le suivre aveuglément pour assister à un conflit comme s’il s’agissait d’un spectacle… C’est d’autant plus perturbant que certaines scènes de combat "choc" rythment l’intrigue en insistant bien sur le fait que les actes de chacun peuvent avoir de véritables conséquences meurtrières. Côté émotion, seul le parcours de Shriker est efficace, les autres sous-intrigues étant trop effleurées pour vraiment fonctionner. Il est d’ailleurs dommage que plusieurs personnages qu’on pensait d’abord importants soient si vite laissés au bord de la route, tant les scénaristes ont des choses à raconter. Même le duo principal est parfois sacrifié pour faire avancer l’histoire ! Enfin, les multiples références au 7e art sont trop appuyées : Terminator est notamment cité plusieurs fois, jusque dans la musique (signée Junkie XL, le compositeur de Mad Max Fury Road, elle est parfois assourdissante), et plusieurs scènes sont directement inspirées par La Guerre des Etoiles. Au final, à force de ressembler à plein d’autres œuvres, Mortal Engines s’efface peu à peu derrière ses modèles et laisse une impression de déjà-vu. Reste qu’à défaut d’un épisode de Star Wars en cette fin d’année, il devrait tout de même satisfaire les amateurs de SF et de bravoure visuelle.