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Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    Etienne Kallos est un Sud-Africain d’origine grecque, mélange qui influence directement son premier long. L’Afrique du Sud en constitue le coeur ; plus précisément le monde rural des Afrikaners, où une fervente chrétienne ramène dans son foyer un orphelin et demande à son fils de l’accepter comme son frère. La Grèce en symbolise l’âme. C’est le pays de la tragédie au coeur de cet affrontement haineux et passionnel entre un ado sage veillant sur des terres qui lui appartiendront un jour et son exact opposé, rival inattendu qui le révulse autant qu’il le fascine. Sous influence « malickienne », la lumière de Michal Englert participe à ce trouble par sa manière d’éclairer ces peaux diaphanes comme les champs de maïs, épicentre de cet affrontement. Et malgré une entame longuette, le film frappe par sa maîtrise rarement prise en défaut.