Toutes les critiques de Les Garçons et Guillaume, à table !

Les critiques de Première

  1. Première
    par Renan Cros

    Comment, avec un sujet aussi grave que les troubles de l’identité, l’acteur-réalisateur réussit-il à accoucher d’une comédie à ce point euphorisante ? Cette habile transposition de son spectacle à succès charme immédiatement par sa démesure, son rythme et son ton vachard et mélancolique. Anxiogène et hilarant, entre autoanalyse burlesque et règlement de comptes attendri, le film a la grâce comique et la justesse des premiers Woody Allen. Mais c’est surtout la performance démente de Gallienne, dans son propre rôle et dans celui de sa mère, qui impressionne. À la fois victime et bourreau, auguste et clown blanc, masculin et féminin, il livre une double prestation qui crée un trouble étonnant. S’il est loisible d’ergoter sur quelques baisses de régime et sur un dénouement peut-être trop abrupt, on saluera plutôt la générosité d’un film et d’un acteur dont la folie fait le plus grand bien à la comédie française.

Les critiques de la Presse

  1. Le JDD
    par Danielle Attali

    Son one-man-show, on l'avait adoré. Un pur moment de drôlerie, d'humour, de tendresse. En tirer un film qui ne soit pas du théâtre sans perdre la saveur originelle du texte était un pari que Guillaume Gallienne remporte haut la main comme auteur-acteur-réalisateur.

  2. Le Figaro
    par La Rédaction du Figaro

    , Les Garçons et Guillaume, à table! Ou l'histoire désopilante de… Guillaume Gallienne, depuis son enfance dans la bonne société parisienne ...

  3. Les Inrocks
    par Serge Kaganski

    L’acteur-réalisateur recourt à l’autobiographie et déploie un humour ravageur pour réussir un magistral film de genres…sexuels.

  4. Le JDD
    par Jean-Pierre Lacomme

    Les Garçons et Guillaume, à table ! est un petit bijou d’humour serti de vachardises mais jamais de méchanceté. En incarnant sa propre mère, Guillaume Gallienne touche au génie tout en suscitant le trouble tant l’imitation-identification est parfaite. Les séquences chez les psy ou en cure sont particulièrement prod désopilantes.

  5. La Croix
    par Corinne Renou-Nativel

    Avec ce film hilarant, Guillaume Gallienne adapte son one-man-show à succès lancé en 2008, dans lequel il évoquait son éducation très particulière. Un pari réussi pour ce sociétaire de la Comédie Française.

  6. Chronic'art
    par Anne Michelet

    On déguste chaque réplique, on est conquis par les personnages (la grand-mère, formidable Françoise Fabian) tout en admirant la justesse de l’analyse des malentendus familiaux. Il y a tout : du rire, de l’intelligence, de la générosité et beaucoup d’émotion. On craque totalement. Les garçons et Guillaume, au top!

  7. Nouvel Obs
    par Sophie Grassin

    Sur un thème bouleversant- le malentendu identitaire -, "Guillaume et les garçons à table !", le film, totalement folledingue joue constamment sur la trivialité et l’équivoque en les élevant vers une drôlerie et une élégance extrêmes. On n’a jamais vu un réalisateur faire rire avec une séance de lavement. Gallienne y parvient sans la moindre trace de vulgarité, aligne les vignettes - Guillaume tête de turc au pensionnat, Guillaume à l’armée, Guillaume dans les backrooms-, comme il nous convie à accepter l’incroyable méprise collective dont il a été la victime et un peu l’artisan. Le tout est mis en scène avec une intelligence délicate.

  8. Public
    par Florence Roman

    Gallienne, hétéro et père de famille dans la vie, excelle dans les rôles efféminés et nous embarque avec délice dans son univers décalé. Un régal !

  9. Le Parisien
    par Pierre Vavasseur

    Adaptation à l’écran d’une pièce autobiographique à succès, « Les garçons et Guillaume, à table! » est une comédie étincelante et, parfois, courageusement déculottée qui raconte la belle aventure d’un jeune homme et de ses amours flous. Certaines scènes, en équilibre instable entre la finesse et la Grosse Bertha, sont à hurler de rire. Quant à Gallienne, à la fois dans la peau de la mère et du fils, il gagne son ticket pour le César du meilleur acteur. On allait écrire : les doigts dans le nez. Mais ça ne se fait pas, à table.

  10. Télérama
    par Blottière Mathilde

    Une scène mérite encore le déplacement : un face-à-face burlesque et bégayant entre Guillaume, essayant d'échapper au service militaire, et un malheureux psychiatre de l'armée. Si vous ne riez pas, on ne peut vraiment plus rien pour vous.

  11. Le Canard Enchainé
    par Jean-François Julliard

    Guillaume Gallienne conte une histoire vraie tour à tour poignante et comique, et installe le spectateur dans un fauteuil de psychanalyste.

  12. Marianne
    par Danièle Heymann

    (...) un premier film bluffant, une thérapie par le rire.

  13. A nous Paris
    par Fabien Menguy

    Un film à la fois tendre et burlesque, où s’exprime tout l’humour et la sensibilité du comédien. Malgré un sujet un peu monomaniaque, Guillaume Gallienne parvient à rendre l’intime universel.

  14. Ecran Large
    par Christophe Foltzer

    Guillaume Gallienne évite le piège du trip exclusivement narcissique, pourtant évident, et dresse un portrait aussi drôle qu’émouvant d’une génération sans grands repères. Bravo.

  15. StudioCiné Live
    par Christophe Chadefaud

    Tout le talent de Gallienne dans une comédie hilarante et sensible.

  16. Les Fiches du cinéma
    par Cyrille Latour

    Le “coming in” d’un homo qui se découvre hétéro... En adaptant son one-man show autobiographique, Guillaume Gallienne joue la carte de la performance et, tout en assumant la part théâtrale de son récit, signe un film inspiré. Drôle, tendre et léger.

  17. Critikat.com
    par Théo Ribeton

    En adaptant sa pièce autobiographique, Guillaume Gallienne ajoute une note pop, comique et populaire au thème très contemporain de l’identité de genre : Les garçons et Guillaume, à table ! s’accorde un traitement un poil superficiel pour réussir le pari d’une comédie queer rythmée, à la fois osée et élégante.

  18. Evene
    par La rédaction de Evene.fr

    Gallienne ne tire pas toute la couverture à lui. Il s’entoure d’une troupe de choc, puisée notamment chez ses collègues ou ex-collègues du Français (on a même droit à une apparition de l’exquise Catherine Salviat, l’espace d’une scène). Et surtout, il parsème son film de moments d’anthologie, révèlant un sens de l’image et de l’espace qui en renforcent l’humour comme l’émotion : en points d’orgue, un séjour balnéaire en Bavière, et un cours d’équitation qui file la métaphore d’un être trouvant son équilibre. Une vraie réussite.

  19. Libération
    par Olivier Seguret

    Sans doute Gallienne, tout en générosité, voire en don de soi, s’expose-t-il parfois avec ce premier film au fameux dicton pisse-froid «Qui trop embrasse mal étreint». Pour notre part, on préférera toujours être trop embrassé que pas assez.

  20. Le Monde
    par Jacques Mandelbaum

    Dans ce film adapté d'une pièce de théâtre du même nom, Guillaume Gallienne revient sur son passé d'enfant et d'adolescent délicat, sensible, adepte du travestissement et fou amoureux de sa mère, au sein d'une famille de la grande bourgeoisie française où on l'étiqueta homosexuel dès son plus jeune âge, et lui témoigna à ce titre un certain mépris. Traité sur le mode de la farce, ce film beaucoup plus conservateur qu'il ne l'affiche, pâtit d'une mise en scène empesée.

  21. A voir à lire
    par Virgile Dumez

    Foncièrement inégal, ce premier film du comédien Guillaume Gallienne alterne un humour décalé pas toujours maîtrisé et de jolis moments introspectifs. Attachant.

  22. Excessif / TF1 News
    par Romain Le Vern

    L'essentiel, surtout, c'est que, pendant une heure trente, "Les garçons et Guillaume, à table !" parvient à euphoriser une salle de cinéma. Par les temps qui courent, ce n'est pas si fréquent.

  23. Toutlecine.com
    par Laure Croiset

    Guillaume Gallienne adapte sur grand écran sa pièce autobiographique et signe sans aucun doute la comédie de cette fin d'année. Parce qu'il a su puiser dans son expérience personnelle son essence universelle et qu'il le fait avec la plus grande honnêteté, Les Garçons et Guillaume, à table ! saura à coups sûrs atteindre sa cible : le coeur du public.

  24. Télérama
    par Pierre Murat

    Certes, tout le monde a le droit d'aimer un mauvais film comme celui-là. Même les cinéphiles. C'est émouvant, d'ailleurs : ils semblent, soudain, faire leur coming out. Et en deviennent, forcément, douloureux et beaux...

  25. Les Cahiers du cinéma
    par Joachim Lepastier

    Espérons qu’après le carton attendu de ce premier titre, Gallienne parviendra à faire entrer davantage de complices dans son univers égotiste, peut-être sincère mais assez exténuant.