Titre original Wilde Maus
Date de sortie 28 mars 2018
Durée 103 mn
Réalisé par Josef Hader
Avec Josef Hader , Pia Hierzegger , Jörg Hartmann
Scénariste(s) Josef Hader
Distributeur ARP Selection
Année de production 2017
Pays de production Autriche, Allemagne
Genre Comédie dramatique
Couleur Couleur

Synopsis

Un célèbre critique musical est brutalement renvoyé de son journal. Le coup porté à son égo est tel qu’il perd tout sens de la mesure, cache la vérité à sa femme, et décide de se venger de son ancien employeur, d’une façon aussi abracadabrante qu’inefficace…

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Photos de La Tête à l'envers

Casting de La Tête à l'envers

Pia Hierzegger
madame Johanna

Critiques de La Tête à l'envers

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    Imaginez Buster Keaton avec la tête d’un universitaire et les cheveux roux de Louis CK et vous obtiendrez Josef Hader, clown blanc qui manie aussi bien la pantomime que le sarcasme et l’autodérision. Dans son premier film comme réalisateur, il s’est écrit un rôle sur mesure, celui d’un critique musical respecté viré brutalement pour cause de restructuration –et surtout de salaire trop élevé. Marié à une femme psy à qui il cache sa situation, ce Georg va s’acoquiner avec un loser dont il va financer le projet fou d’une attraction foraine tout en harcelant incognito le responsable de son licenciement… Avec un sens très autrichien de l’humour (longs plans fixes qui cherchent une forme de sidération comique ; personnages exagérément antipathiques dont l’humanité se révèle en creux), Josef Hader livre sa version masculine de Toni Erdmann, soit une plongée à la fois amusée et sérieuse dans la dépression d’un personnage autocentré, en conflit avec l’humanité. Au père fantasque du film de Maren Ade se substitue ici une épouse rigide qui pousse le héros, déconnecté de la réalité, dans ses retranchements et le film vers des thématiques et des ambiances plus bourrines. Moins vertige existentiel qu’affirmation tragi-grotesque d’une virilité désuète. Celle-ci prend une dimension pratiquement coenienne dans le final, très graphique, où Georg se retrouve sottement pris au piège d’immenses décors enneigés le renvoyant à sa vulnérabilité d’homme très ordinaire.