Titre original La terre outragée
Date de sortie 28 mars 2012
Durée 108 mn
Réalisé par Michale Boganim
Avec Olga Kurylenko , Andrzej Chyra , Ilya Iosifov
Scénariste(s) Michale Boganim
Distributeur Le Pacte
Année de production 2011
Pays de production France, UKRAINE
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

26 avril 1986, Pripiat, à côté de Tchernobyl.Ce jour-là, Anya et Piotr célèbrent leur mariage ; le petit Valéry et son père Alexeï, physicien à la centrale voisine de Tchernobyl, plantent un pommier ; Nikolaï, garde forestier, fait sa tournée dans la forêt proche.C'est alors qu'un accident se produit à la centrale. Insidieusement, la radioactivité transforme la nature. La pluie est jaune, les arbres rouges. Piotr, pompier volontaire parti éteindre l'incendie, ne reviendra plus. Quelques jours plus tard, les populations sont évacuées. Alexeï, condamné au silence par les autorités, préfère disparaître.Dix ans plus tard, Pripiat désertée est devenue un no man's land - et un étrange lieu de tourisme ! Anya se rend tous les mois dans la Zone en tant que guide, tandis que Valéry part y chercher les traces de son père. Nikolaï, lui , persiste à cultiver son jardin empoisonné... Le temps passant, sauront-ils accepter l'espoir d'une nouvelle vie ?

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Critiques de La Terre outragée

  1. Première
    par Isabelle Danel

    Vingt six ans après la catastrophe de Tchernobyl, la documentariste Israélienne Michale Boganim signe sa première fiction, qui est aussi la première sur le sujet (à sortir en France en tout cas). Et on ne peut pas dire que les autorités ukrainiennes aient beaucoup encouragé ce tournage. L’équipe s’est pourtant rendue sur place, dans la «zone» fantomatique, paysage lunaire et dévasté où tout n’est que ruine et deuil, mais où la vie reprend peu à peu ses droits. Rien que pour cette visite guidée en enfer qui relève du documentaire, le film vaut le détour. Mais il y a plus, malgré une deuxième partie de moindre intérêt. Dans la première moitié, le scénario approche l’indicible : l’instantané bouleversant de ce qu’est le bonheur quand on ignore qu’on va le perdre. L’idée de parler de l’union de deux cœurs au moment où le cœur d’un réacteur rentre en fusion n’est pas que théorique, elle rend palpable la tragédie. Et la sublime lumière du chef opérateur fait le reste...