Date de sortie 16 juin 2010
Durée 80 mn
Réalisé par Sylvain Chomet
Scénariste(s) Sylvain Chomet
Distributeur Pathé
Année de production 2010
Pays de production France, Grande-Bretagne
Genre Film d'animation
Couleur Couleur

Synopsis

À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels – acrobates, jongleurs, ventriloques – sont jugés démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa chance à Londres. Mais la situation est la même au Royaume-Uni : il se résigne alors à se produire dans des petits théâtres, des garden-parties, des cafés, puis dans le pub d’un village de la côte ouest de l’Écosse, où il rencontre Alice, une jeune fille innocente qui va changer sa vie à jamais.

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L'Illusionniste

Critiques de L'Illusionniste

  1. Première
    par Emilie Lefort

    Huit ans après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet décide de rendre hommage à Jacques Tati. Basé sur un scénario du cinéaste, on y suit un vieux magicien confronté aux changements de son époque (l’arrivée du rock). Pour Chomet, c'est le moyen de payer son dû à l'artiste qui l'a le plus influencé, mais c'est surtout une manière d'opposer deux formes de cinéma. Le dialogue quasi inexistant, la prédominance de la musique et du geste, la lenteur du récit rendent hommage au burlesque. A contrario de ce que l’animation et l’émergence de la 3D nous propose aujourd'hui (esthétique flashy, au scénario et au cut soi-disant incisif). Du coup, si on redécouvre le Tati de Mon Oncle ou de Monsieur Hulot, c'est surtout une autre forme de cinéma que réinvente Chomet, un art de la poésie et de la tendresse.

  2. Première
    par Christophe Narbonne

    Réalisé avec la bénédiction des gardiens du temple (feu Sophie Tatischeff et Jérôme Deschamps), L’Illusionniste réussit le prodige d’être à la fois du pur Tati et du Chomet garanti : le sens du détail et du cadre de l’un, des seconds rôles borderline et des récits initiatiques de l’autre. Sans compter une attirance commune pour le cinéma muet, pour une forme d’aboutissement esthétique et pour des mélodies accrocheuses. Tout pour plaire, me direz-vous ? Oui, sauf que la minceur et la désuétude de l’intrigue (rien d’inattendu) finissent par devenir une source de frustration, presque d’ennui.