Date de sortie 5 mai 2010
Durée 150 mn
Réalisé par Gaspar Noé
Avec Nathaniel Brown , Paz De la Huerta , Cyril Roy
Scénariste(s) Gaspar Noé, Lucile Hadzihalilovic
Distributeur Wild Bunch
Année de production 2009
Pays de production France, Allemagne, Italie
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Oscar et sa soeur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa soeur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.Le climat morbide et désespérant ainsi que l'omniprésence de la drogue et de nombreuses scènes de sexe déconseillent ce film pour les mineurs de moins de seize ans.

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Enter the Void

Critiques de Enter the Void

  1. Première
    par Philippe Rouyer

    À Cannes, où le film a beaucoup divisé, il a surtout été question de son aspect « trip psychédélique » : sa représentation des effets de la drogue et du vagabondage d’un esprit dans les limbes. Il faut dire que c’était l’extraordinaire pari formel de cette entreprise démesurée et que, sur ce terrain, Noé enfonce tous ses prédécesseurs, sauf bien sûr le Kubrick de 2001 : L’Odyssée de l’espace et Kenneth Anger, dont il est le digne héritier. Mais ses incroyables envolées de caméra dans les ciels nippons, qui passent entre les murs d’immeubles high-tech et de bouges sordides pour capter la désespérance de coïts frénétiques, transcendent l’exercice de style. (...) Entre l’image obsédante des verts paradis enfantins et la lumière que le héros traque au bout d’un tunnel de souffrances, le film nous renvoie à nos propres interrogations existentielles. On peut rejeter son imaginaire flamboyant transpercé par les fulgurances sonores de Thomas Bangalter, mais Noé atteint ici la quintessence de son art.

  2. Première
    par Veronique Le Bris

    Il [Gaspar Noé] revient avec cette errance hallucinatoire, relativement attendue tant Irréversible avait été un choc visuel, moral, sentimental et même formel. Huit ans plus tard, que reste-t-il du réalisateur sulfureux et inspiré ? Rien ! Redevenu ado à peine pubère en plein bad trip comme son personnage principal, mené par ses pulsions sexuelles ou destructrices, il se pose des questions anodines sur la mort sans dépasser le constat qu’on ignore tout de l’« après » et que tout devient alors affaire de croyance. Quelle nouvelle ! (...) En multipliant les pseudo prouesses techniques et les mauvaises idées de mise en scène, Noé réduit constamment l’intérêt de son film à son seul trip de réalisateur. L’ensemble est tellement creux qu’il a éprouvé le besoin de répéter à l’envi et avec un plaisir sadique évident les mêmes scènes, éparpillant son récit sur des pistes divergentes sans résonance entre elles. Inutile de continuer à s’acharner sur un film arrogant et interminable, prêt depuis presque un an mais qui ne sort qu’aujourd’hui en salle. Son titre français a longtemps été Soudain le vide. Très pertinent, en effet.