Date de sortie 10 octobre 2018
Durée 88 mn
Réalisé par Fellipe Barbosa, Clara Linhart
Avec Ismael Caneppele , Augusto Madeira , Camila Morgado
Scénariste(s) Lucas Paraizo
Distributeur Condor Distribution
Année de production 2018
Pays de production BRÉSIL
Genre Comédie dramatique
Couleur Couleur

Synopsis

Au sud du Brésil, Laura, matriarche d’une famille de la haute bourgeoisie, retrouve les siens dans leur maison de campagne, pour un repas dominical. Mais en ce jour d’investiture du Président Lula, rien ne se passe comme prévu. Comme en écho à ce séisme politique, tout semble se dérégler dans la propriété : les domestiques renâclent, la maison se délabre à vue d’oeil, et les névroses et secrets de trois générations menacent de tout emporter.

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Clara Linhart et Fellipe Barbosa : "L'arrivée de Lula au pouvoir a bouleversé les rapports de classe !"

Rencontre avec les cinéastes brésiliens de Domingo, une comédie familiale qui dynamite les rapports des classes.

Critiques

  1. Première
    par Michaël Patin

    Dans une maison de campagne au sud du Brésil, une famille nombreuse de la grande bourgeoisie se retrouve pour des libations dominicales. C’est le 1er janvier 2003, jour de la prise de fonction du président Lula. Famille et lutte des classes, on connaît la chanson. Comme on imagine l’impact d’un tel film à l’orée de nouvelles élections, dont les enjeux semblent tragiquement inversés. La puissance de Domingo tient dans la manière dont Fellipe Barbosa (Gabriel et la montagne) et sa compagne Clara Linhart tirent profit de leur dispositif spatio-temporel (un jour, un lieu), filmant les rapports de force dans leur complexité cacophonique, n’expliquant rien pour forcer l’œil à trouver son chemin en terrain miné. Cette saturation initiale, dont la vitalité dingue renvoie aux belles heures du cinéma choral à l’italienne (on peut aussi penser à Milou en mai), s’éclaircit au fil des engueulades, des coucheries, des mensonges et des humiliations. Autant de passages obligés que les cinéastes débarrassent de toute pesanteur : leur regard panoptique ne laisse personne sur le bord de la route (une vingtaine de personnages finement exploités) et chahute sans arrêt nos attentes. Les liens entre causes et conséquences ne sont jamais mécaniques, l’éclosion du plaisir et de la colère toujours anfractueuse. Il suffit d’un verre brisé, d’une chanson fredonnée, d’une coupure de courant pour troubler le statu quo et rebattre les cartes. Mieux qu’un précipité de réalisme sociologique, Domingo est un portrait en puzzle de l’âme brésilienne. Un film sur la vie dans sa grisante contradiction.