Date de sortie 11 juillet 2018
Durée 102 mn
Réalisé par Matteo Garrone
Avec Marcello Fonte , Edoardo Pesce , Nunzia Schiano
Scénariste(s) Ugo Chiti, Massimo Gaudioso, Matteo Garrone, Damiano D'Innocenzo, Fabio D'Innocenzo, Giulio Troli
Distributeur Le pacte
Année de production 2018
Pays de production Italie, France
Genre Thriller
Couleur Couleur

Synopsis

Dans une banlieue déshéritée, Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce...

Infos de la rédaction

Ce film est sélectionné en compétition dans le cadre du 71e festival de Cannes.

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Dogman, Affiche

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Marcello Fonte

Marcello Fonte

Critiques

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    Matteo Garrone rejoue l’histoire de David et Goliath dans un coin d’Italie délabré. Impressionnant.

     

    Qui est l’« homme-chien » du titre du nouveau film de Matteo Garrone ? Est-ce Marcello, le toiletteur pour canidés, tellement affable et serviable qu’il se met à plat ventre dès qu’on le rosse ou qu’on lui donne un ordre ? Ou serait-ce plutôt Simoncino, la brute épaisse, le molosse qui détruit tout sur son passage et gobe des petits sachets de coke comme un toutou avale ses su-sucres ? Garrone entretient le flou tout au long de cette fable sur la loi du plus fort et la bestialité tapie en chacun de nous (inspirée d’un fait divers ultra-violent qui avait défrayé la chronique italienne à la fin des années 80), mais ne se rengorge jamais face à la polysémie vertigineuse de sa métaphore canine. Dogman est au contraire superbement dégraissé, à l’os, sans un plan ou une idée de trop.

     

    Théâtre antique

    La puissance farcesque du film est extraordinaire, en grande partie grâce à la trogne hallucinante de Marcello Fonte (le petit toiletteur), magnifique « visage antique » (comme dit Garrone) faisant ressurgir par son expressivité bouleversante toute une Italie fantasmatique et oubliée. L’autre coup de génie du film, c’est le lieu de l’action, cette station balnéaire en ruines, qui démontre à nouveau le talent « topographique » de l’auteur de Gomorra, et qui tient autant du théâtre antique que du décor de western. Un îlot d’humanité désolée où l’on tourne en rond, sans échappatoire ni horizon, et où s’infiltre un vent glacé échappé des bouquins de Jim Thompson ou des meilleurs Coen. Le souffle des grands films noirs.