Pale Rider
Warner Bros

Clint Eastwood revient ce soir sur France 3.

Soirée western en prévision sur France 3, qui fait honneur à l'un des maîtres du genre, Clint Eastwood, avec la diffusion à 21h10 de Pale Rider, western de 1985 dans lequel Eastwood assura la double casquette de réalisateur et d'acteur principal, retrouvant ici son goût pour les personnages énigmatiques et sans nom, à l'image de ceux qu'il avait incarné à l'époque pour Sergio Leone dans sa Trilogie du Dollar

L'histoire de Pale Rider : Les derniers chercheurs d'or indépendants de LaHood, bourgade minière de Californie, sont harcelés par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s'approprier leur concession. Au moment où les mineurs pacifiques sont prêts à abandonner la lutte, surgit de la montagne un cavalier solitaire tout de noir vêtu. Nul ne connaît son nom, son passé, ses origines. Hull Barret, opposé depuis longtemps à Coy LaHood, l'accueille sous son toit. L'homme ne va pas tarder à prouver ses qualités de tireur.

Western aux nombreux échos religieux et philosophiques, Pale Rider fut un gros succès populaire à sa sortie en amassant près de 50 millions de dollars, ce qui en fit le western le plus rentable des années 1980. Extrêmement bien accueilli pour la profondeur de ses thèmes, Pale Rider reçut qui plus est l'honneur d'une sélection officielle en compétition au Festival de Cannes. À l'occasion de sa diffusion ce soir, voici sa critique, publiée au sein de notre top Clint Eastwood, dont il obtient la 8e place.

Les films de Clint Eastwood classés du pire au meilleur

"Moins cynique et puissant que L’Homme des hautes plaines. Moins définitif que Impitoyable. Moins élégiaque que Josey Wales. De ses quatre westerns, Pale Rider est le plus fragile. Pas mineur, mais simple, dépouillé. Pur. Le titre reprend un verset de l’Apocalypse (« Je regardais, et parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait ») et Pale Rider est effectivement d’une austérité biblique ou zen (avec un combat au bâton). Pourtant la vraie matrice n’est pas Kurosawa, mais Shane. Même décalage de point de vue (le récit est pris en charge par les yeux d’une adolescente) même absence de « héros ». Ne subsistent plus ici que la pauvreté, la misère et la mort."