Nom de naissance KAYE
Genre Homme
Avis

Biographie

Après avoir rempli des emplois divers, Danny Kaye fait quelques films éducatifs puis débute à Broadway en 1939. En 1941, il fait sensation dans le musical de Kurt Weill et Moss Hart, Lady in the Dark, en chantant Tchaïkovsky, une chanson burlesque dont les paroles étaient constituées d'un catalogue de 54 compositeurs russes dont les noms étaient récités en une quarantaine de secondes. Danny Kaye et son humour sont entièrement contenus dans cette forme de pari : on peut aimer ou être totalement allergique, mais on ne reste pas indifférent à ce goût non-sensique...Cette performance attire l'attention du producteur Samuel Goldwyn, qui, toujours à la recherche de nouveaux talents, l'engage avec l'idée de lui faire reprendre le personnage et les succès d'Eddie Cantor, comique naïf aux yeux écarquillés dont Danny Kaye se démarquera très vite. Il obtient en effet un succès immédiat dans Un fou s'en va-t-en guerre (E. Nugent, 1944), film qui établit une fois pour toutes le patron des comédies jouées par Danny Kaye : une aventure compliquée, policière ou historique, dans laquelle débarque un comique roux et grimaçant, quelques acrobaties verbales, des chansons et des numéros musicaux, souvent chorégraphiés par Sylvia Fine, sa femme.Malgré l'argent que Goldwyn dépensait avec largesse sur ces productions importantes, malgré les nombreux talents qui y furent associés et malgré Danny lui-même, qui se démène comme cent et dont le personnage lunaire est attachant, ces films laissent tous une impression de déséquilibre. Goldwyn s'est toujours adressé à de vieux routiers de la comédie pour mettre en scène Danny Kaye : Norman Z. McLeod (le Laitier de Brooklyn, 1946 ; la Vie secrète de Walter Mitty, 1947) ou même Howard Hawks (Si bémol et fa dièse, 1948) sont des cinéastes qui croient essentiellement à la préparation et au métier. Or Danny Kaye trouve sa pleine dimension sur scène quand sa loufoquerie est stimulée par l'improvisation. Sa prestation dans le rôle de Noé, dans une médiocre comédie musicale de Richard Rodgers (Two by Two) en 1970, dans laquelle, s'étant cassé la jambe, il se servait de cette infirmité pour imaginer des gags incroyables et surprendre ses malheureux partenaires, est restée dans les annales et définit bien l'essence éphémère et non répétitive de son art.C'est pourquoi, si l'on peut prendre un certain plaisir à Sur la Riviera (W. Lang, 1951), à Hans Christian Andersen et la danseuse (Ch. Vidor, 1952) ou au Bouffon du roi (M. Frank et N. Panama, 1956), qui lestent son personnage d'émotion et d'humanité, on préférera Un grain de folie (Frank et Panama, 1954) ou le Fou du cirque (Michael Kidd, 1958), qui lui laissent résolument la bride sur le cou. Son rendez-vous avec le cinéma a peut-être été un rendez-vous manqué, et qu'il ne put masquer, même en abordant des rôles dramatiques comme dans Moi et le colonel (P. Glenville, id.) ou celui du chiffonnier de la Folle de Chaillot (B. Forbes, 1969).

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Le fou du cirque Acteur LARABEE Andrew
2015 Les Travailleurs Du Chapeau Acteur lui-même
2015 Le laitier de brooklyn Acteur SULLIVAN Burleigh
2015 Un grain de folie Acteur MORGAN Jerry
1969 La folle de chaillot Acteur The BROKER

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