Nom de naissance Carlo Lizzani
Naissance
Rome, Italie
Décès
Profession(s) Scénariste, Scénario original, Réalisateur/Metteur en Scène
Avis

Biographie

Critique dans les revues Cinema et Bianco e Nero, assistant de Vergano (Le soleil se lève encore, 1946, film où il est également acteur), De Santis (Chasse tragique, 1948, également acteur ; Riz amer, 1949), Rossellini (Allemagne année zéro, 1947), Lattuada (le Moulin du Pô, 1949), il débute dans la réalisation avec un documentaire sur l'Italie du Sud (Nel mezzogiorno qualcosa è cambiato, 1950) ; il reprend dans son premier long métrage, Achtung ! banditi (1951), vibrant hommage à la Résistance, les leçons de ses maîtres, en particulier celles de Vergano. Avec Dans les faubourgs de la ville (Ai margini delle metropoli, 1953) et surtout un épisode (L'amore che si paga sur la prostitution) du célèbre film collectif l'Amour à la ville (L'amore in città, id.), il est parmi ceux qui tentent de maintenir vivante la ligne zavattinienne du néoréalisme authentique.Mais c'est Chronique des pauvres amants (Cronache di poveri amanti, 1954) qui lui vaut la consécration internationale (avec un prix à Cannes) : adaptant le roman de Vasco Pratolini, il y évoque avec ferveur l'atmosphère de violence et de terreur de l'Italie fasciste dans la Florence des années 30. Il reste fidèle au souvenir de cette époque tragique dans : le Bossu de Rome (Il gobbo, 1960), ou comment un résistant devient gangster ; Traqués par la Gestapo/l'Or de Rome (L'oro di Roma, 1961), sur la déportation de juifs de Rome ; le Procès de Vérone (Il processo di Verona, 1963), sur l'exécution de Ciano comme « traître » par les mussoliniens irréductibles ; les Derniers Jours de Mussolini (Mussolini, ultimo atto, 1974).Simultanément, il multiplie les films purement commerciaux sur le thème du banditisme : Bandits à Milan (Banditi a Milano, 1968), la Vengeance du Sicilien (Torino nera, 1972). Il témoigne ensuite sur le terrorisme politique de droite avec San Babila ore 20 : un delitto inutile (1976). Il est revenu à l'inspiration de ses débuts avec Fontamara (1979), adaptation du roman d'Ignazio Silone sur les premières années du fascisme à travers le portrait d'un paysan que sa prise de conscience conduit à une exemplaire et vaine tentative de résistance. Caro Gorbaciov (1988) est une évocation, en forme de docu-drame, de la dernière nuit de liberté de Boukharine (1937) et de la rédaction de sa célèbre « Lettre aux futures générations des dirigeants du Parti ». De 1979 à 1982, il est directeur de la Mostra de Venise. Il a écrit Il cinema italiano (1953), édition régulièrement mise à jour jusqu'aux années 80.

Filmographie Cinéma

Année Titre Métier Rôle Avis Spectateurs
2015 Chronique des pauvres amants Réalisateur -
2015 Esterina Réalisateur, Scénariste -
2015 Chasse Tragique Scénariste -
2015 Allemagne Année Zéro Scénariste -
1995 Remake rome ville ouverte Réalisateur -

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