Making a Murderer - part 2
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Le second chapitre du célèbre docu-série de Netflix sort aujourd'hui sur la plateforme. Nous avons pu discuter avec les deux réalisatrices.

Il y a trois ans, Laura Ricciardi et Moira Demos ont créé un buzz mondial, avec leur série documentaire, Making a Murderer, qui a bouleversé l'Amérique, et pas que. L'enquête sur Steven Avery et Brandon Dassey a passionné les foules et sachant qu'ils sont toujours en prison, essayant autant que possible d'obtenir le droit à un nouveau procès, une suite a été tournée.

Making a Murderer - part 2, sort ce vendredi sur Netflix, et raconte notamment les appels, dans les différentes juridictions, les décisions de juges, issues de multiples cours au niveau étatique ou fédéral... Autant de petites "technicalités" judiciaires, pas forcément simples à retranscrire, cette fois-ci, pour Laura Ricciardi et Moira Demos :

"C'est vrai, on peut dire que c'est une histoire très complexe", nous ont confié les deux réalisatrices, que Première a pu interroger. "Mais je crois qu'on a appris beaucoup, en faisant la saison 1, où l'on couvrait une histoire judiciaire étalée sur 30 ans ! On sait, en tant que réalisatrices, qu'il est crucial que nos téléspectateurs ne soient pas perdus en route. Du coup, on prend le temps d'expliquer aux gens où on en est, ce que tout ça veut dire, comment ça marche... Parce que certains de nos personnages font partie du système judiciaire, alors on a pris soin de prendre le temps de bien tout expliquer en détails. D'ailleurs, comme le verrez, on a fait pas mal de graphiques, de schémas, dans la saison 2, pour aider à la compréhension. Dans l'idée de simplifier le fonctionnement des différentes cours de justice américaines, afin de bien suivre, au fur et à mesure, où en sont Steven et Brandon et leurs équipes..."

L'autre gros soucis majeur pour Laura Ricciardi et Moira Demos, c'est que l'affaire est désormais mondialement célèbre. Chaque rebondissement, chaque décision est relevée, commentée et diffusée dans tous les médias. Difficile, dans ces conditions, de garder un certain effet de surprise dans le docu-série. Mais les deux réalisatrices défendent :

"On a toujours sur que les gens pouvaient simplement taper sur Google, pour découvrir la sutie de l'histoire de Steven Avery, c'est vrai. Et peut-être que certains connaissent déjà l'issu de certaines décisions de justice qui ont été rendues. Mais en réalité, cela ne dit rien. C'est juste gratter la surface de ce qu'est réellement cette histoire. Cela ne nous a pas trop inquiété. On savait que l'histoire a plus à offrir que ces décisions de justice bien précises. Maintenant, on a quand même essayé de continuer à filmer jusqu'en juillet, pour être au plus près de l'actualité des événements..."

Making a Murderer - part 2, en dix épisodes, est à voir depuis ce vendredi 19 octobre, sur Netflix. Retrouvez l'interview intégrale de  Laura Ricciardi et Moira Demos dans le prochain numéro du magazine Première, qui sortira dans les kiosques début novembre.