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L'homme politique ne le fait plus rire.

Au coeur de la promo de son nouveau western, Les 8 Salopards, Quentin Tarantino est revenu sur un sujet qui lui est cher, les violences policières.

Le cinéaste, qui a été menacé de représailles par les policiers yankee après avoir participé à des manifestations contre la terreur policière, a maintenu : "Quand on était en train de filmer, on regardait les informations et on voyait que presque chaque semaine, un Noir ou un métis était abattu par la police".

Quentin Tarantino menacé de représailles par la police

Avant de calmer le jeu : "Toute cette histoire est hors de proportions. Mes mots ont été mal cités. Je ne hais pas la police. Mais je hais ce que je vois dans certains cas. C'est-à-dire des meurtres, du racisme institutionnel, cette peur de la criminalisation des hommes noirs américains. Et ces meurtres se produisent trop souvent. Il fallait donc que j'en parle. Être silencieux, c'est se mettre du côté de ceux qui font ces crimes."

La conversation a glissé vers Donald Trump, homme d'affaires et policitien candidat à la Présidentielle américaine, connu pour sa politique très à droite. Si les propos extrêmes souvent grotesques du Républicain ont fait rire Quentin Tarantino, aujourd'hui Donald Trump ne l'amuse plus : "Il m'a fait rire pendant un certain temps. C'était un bouffon. Voir ce singe jeté dans l'arène politique, le voir retourner ce château de cartes, c'était drôle. Mais les choses qu'il a dites, dont cells prononcées après les attaques terroristes à Paris, l'ont fait passer du statut de bouffon à celui d'un homme dangereux. Il joue sur le terrain des fondamentalistes radicaux de droite en diabolisant les musulmans".

Celui qui aimerait que l'Oscar du Meilleur Scénario soit rebaptisé "Le Quentin" ne se dit pourtant pas inquiet quant aux chances de conquête de la Maison Blanche par Donald Trump. "Je ne pense pas qu'il puisse devenir président, il n'a pas les soutiens nécessaires de la part du peuple américain. S'il est nommé républician, c'est donc Hilary Clinton qui sera élue, et ça n'est pas un problème", a relativisé le réalisateur.

Avant lui, Jennifer Lawrence et Harrison Ford se sont déjà exprimés à propos de Donald Trump. L'actrice de 25 ans a notamment affirmé que s'il devenait président, "ça serait la fin du monde".

Jennifer Lawrence : "Si Donald Trump devient président, ça sera la fin du monde"

La bande-annonce des 8 Salopards de Quentin Tarantino - sortie le 6 janvier 2016 :  

 

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