Luc Besson
Abaca

Trois anciennes employées du réalisateur/producteur prennent la parole.

Après une plainte pour viol de l’actrice Sand Van Roy en mai dernier (Luc Besson avait démenti et les analyses toxicologiques s’étaient avérées négatives), le réalisateur et producteur Luc Besson est de nouveau accusé de violences sexuelles. Dans une longue enquête publiée par le site Mediapart, plusieurs femmes expliquent avoir été encouragées à parler après l’accusation de Sand Van Roy. Une femme de 49 ans, qui a travaillé cinq ans sur les casting de longs-métrages de Besson - de 2000 à 2005 -, a écrit au procureur de la République pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« agressions sexuelle (…) Fréquemment, Luc Besson me demandait, en présence du technicien, de lui faire une fellation, ce que je refusais systématiquement (…) Il me prenait aussi souvent sur ses genoux (…) À chaque fois que nous prenions l’ascenseur ensemble, il m’embrassait de force, me mettant sa langue dans sa bouche, et bien que je le repousse, il me prenait dans ses bras et me touchait les seins et les fesses ».

Une autre femme raconte avoir eu un premier rendez-vous avec Luc Besson dans une chambre d’hôtel de Los Angeles, « au lieu d’avoir le rendez-vous dans le hall d’entrée, dans le salon comme on fait souvent ». Tout se passe alors bien, ce qui la pousse à accepter une autre rencontre un peu plus tard, dans son bureau parisien : « Il n’a même pas terminé de fermer la porte qu’il s’est jeté sur moi, pour me toucher ou pour m’embrasser, se rappelle-t-elle. Ma seule façon de sortir, c’est de me jeter au sol. Et ça je m’en souviens vraiment très bien, car je me suis laissé tomber sur le sol et à quatre pattes jusqu’à la porte pour pouvoir me lever et sortir en courant ».

Une employée d’EuropaCorp assure de son côté avoir été embrassée sur la bouche contre son gré et s’être fait toucher les fesses par Besson. Il lui aurait également demander de venir sur ses genoux « pour [lui] faire un câlin (…) C’est déjà arrivé, qu'il me demande: 'Tu me fais un bisou?' Je lui dis: 'Ben non'. C'est comme un enfant à qui on refuserait un truc (…) Il entend quand on dit 'non' mais ce ne sera pas pérenne parce qu’il recommencera. À chaque fois, il essaye de gravir de nouveaux paliers ». L’avocat du réalisateur n’a pas souhaité faire de commentaire.