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Elisabeth Shue dans "Karate Kid", en 1984.

Elisabeth Shue dans "Karate Kid", en 1984.

Elisabeth Shue dans "Blind Justice", en 1994.

Elisabeth Shue dans "Karate Kid", en 1984.

Elisabeth Shue dans "Blind Justice", en 1994.

Elisabeth Shue dans "Karate Kid", en 1984.

Elisabeth Shue dans "Blind Justice", en 1994.

Elisabeth Shue dans "Link", en 1986.

Elisabeth Shue dans "Blind Justice", en 1994.

Elisabeth Shue dans "Link", en 1986.

Elisabeth Shue dans "Cocktail", en 1988.

Elisabeth Shue dans "Cocktail", en 1988.

Elisabeth Shue dans "Palmetto", en 1998.

Elisabeth Shue dans "Palmetto", en 1998.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Leaving Las Vegas", en 1995.

Elisabeth Shue dans "Retour vers le futur 2", en 1990.

Elisabeth Shue dans "Palmetto", en 1998.

Elisabeth Shue dans "Molly", en 1999.

Elisabeth Shue dans "Réactions en chaîne", en 1996.

Elisabeth Shue dans "Réactions en chaîne", en 1996.

Elisabeth Shue dans "Réactions en chaîne", en 1996.

Star de teenage movies cultes comme Karate Kid ou Retour vers le futur dans les années 80, avant de s'imposer dans des films plus "adultes" dans les années 90, où en est aujourd'hui Elisabeth Shue ?

Il existe de nombreux artistes qui connaissent un immense succès pendant une courte période. Ce succès peut se caractériser par exemple par quelques films qui ont triomphé à une certaine époque, une couverture médiatique énorme à un moment donné, ou un Oscar de la meilleure actrice pour un rôle isolé. Et puis soudain, plus rien (ou presque), ces artistes tombent subitement dans l'oubli et l'anonymat aussi vite qu'ils ont attiré la lumière. Ils disparaissent de l'écran radar sans rien laisser d'autres que des souvenirs plein la tête, des souvenirs nostalgiques de cinéphiles.

Parfois dû à un retrait choisi, tout simplement pour changer de vie, élever des enfants, ou évoluer vers d'autres sphères. Ou à l'opposé, ce retrait peut être provoqué à cause du vieillissement, du temps qui passe, et donc, du manque d'intérêt des studios et des productions. Ces disparitions soudaines sont d'autant plus surprenantes qu'elles se développent d'une façon exponentielle avec le temps. En effet, aujourd'hui, combien de Mary Elizabeth Mastrantonio, de Meg Ryan, ou de Rebecca de Mornay presque oubliées pour une Meryl Streep toujours au sommet ? Une carrière est un travail de longue haleine, un investissement perpétuel. Et il faut compter sur une bonne dose de chance aussi.

A travers cette rubrique baptisée "Mais qu'est devenu(e)... ?", nous vous proposons régulièrement de vous replonger dans une époque, une période, une filmographie, une histoire. Celle d'un comédien ou d'une actrice qui aura marqué le septième art de son empreinte avant de disparaître aussi vite qu'il ou qu'elle était venu(e).

Mais qu'est devenue... Elisabeth Shue ?

Ado-star qui incarna la véritable girl next door craquante et charmante des années 80, avant de s'émanciper superbement et de devenir par la suite totalement femme, incarnant une certaine idée du fantasme à travers plusieurs rôles marquants dans les années 90, Elisabeth Shue aura parcouru le temps d'une bonne décennie notre vie de cinéphile avant de se faire plus rare et de tourner aujourd'hui principalement pour le petit écran.

Née le 6 octobre 1963 à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, Elisabeth grandit dans un foyer aisé entre un père avocat et politicien et une mère chef d'entreprise spécialisée dans la chimie, et en compagnie d'un frère, Andrew (qui deviendra également acteur, notamment dans la série Melrose Place).
Après de brillantes études, elle sort de la Columbia High School l'année où ses parents divorcent, et entre alors à la prestigieuse université de Harvard, mais sa passion pour la comédie et l'art dramatique vont la rattraper.
Alors qu'elle est en troisième année d'études dans la célèbre faculté, son physique pétillant et charmant la pousse à passer des castings et à 21 ans, en 1984, elle décroche le rôle de la petite-amie de Daniel San, alias Karate Kid, pour l'un des cartons de l'année réalisé par John G. Avildsen (Rocky).
Liz entre dans nos vies.

Dès lors, elle incarnera la girl next door adorable et disponible, jolie et compréhensive, effacée mais bonnarde, celle qui bercera nos souvenirs cinéphiliques d'ados en l'imaginant comme notre petite copine idéale, fun et mignonne, celle que l'on adorerait présenter à nos potes et à nos parents. Elle endossera ainsi ce rôle plusieurs fois dans les années 80, de Nuit de Folie de Chris Columbus (1987) à Cocktail de Roger Donaldson (1988) en passant par Retour vers le futur 2 et 3 (1989-1990) dans lequel elle incarnera pour la dernière fois ce type de personnage ingénu.

Après une petite traversée du désert de quelques années - durant laquelle elle a tourné tous les ans mais dans des films de second plan -, la jeune fille en fleurs s'est totalement épanouie pour devenir une des femmes les plus sexy de sa génération. La blondeur solaire, le regard pétillant et l'allure mutine, Elisabeth retrouve les plateaux par la grande porte avec le sulfureux et formidable A fleur de peau de Steven Soderbergh.
Avec ses traits plus mûres, ses formes épanouies, son expérience acquise et son panache intacte, la jolie blonde s'apprête dès lors à faire des étincelles.

En 1995, à 31 ans, elle trouve ainsi l'un des (le) rôles de sa vie et campe l'une des putes les plus emblématiques des années 90 au cinéma, l'une des plus amoureuses aussi, en l’occurrence de Nicolas Cage qui veut se tuer à l'alcool dans le magnifique Leaving Las Vegas de Mike Figgis. Si le grand Nic remportera l'Oscar du meilleur acteur pour sa descente aux enfers, Elisabeth, nommée dans la catégorie meilleure actrice, se fera souffler le trophée par une Susan Sarandon aux antipodes, campant une bonne-sœur dans La Dernière Marche, réalisé par Tim Robbins, son mari de l'époque.

Par la suite, la jeune femme ayant le vent en poupe s'impose dans toutes les grosses productions du milieu des années 90, souvent comme le faire-valoir parfait aux premiers rôles masculins. On la retrouve ainsi au côté de Val Kilmer dans Le Saint de Philip Noyce, adapté de la série culte avec Roger Moore, tout en alternant avec des films d'auteurs, comme lors de son incursion chez Woody Allen dans l'excellent Harry dans tous ses états, en 1997.

A partir de la fin des années 90, les rôles sur grand écran vont se raréfier et, comme souvent pour les actrices qui approchent des 35-40 ans, la belle Elisabeth s'adonnera aux rôles sulfureux pour booster sa carrière et elle enchaînera les rôles parfois dénudées, comme dans Palmetto en 1998, ou encore, pour le formidable et mal-aimé Hollow Man : L'homme sans ombre, de Paul Verhoeven, avec Kevin Bacon et Josh Brolin, réflexion fascinante et perverse sur l'homme invisible.

Et depuis...
Depuis, Elisabeth, 52 ans, semble avoir été oubliée par les studios. Et elle s'est alors tournée vers le cinéma indépendant - notamment pour l'excellent Mysterious Skin de Gregg Araki en 2004 - et vers le petit écran - elle incarne Julie Finlay dans Les Experts depuis trois saisons -, mais l'écart avec le grand écran se fait de plus en plus grand.
Et dire qu'elle nous manque reste un doux euphémisme.