YAO Omar Sy
Pathé

Rencontre express avec la star, à l’affiche cette semaine de Yao et bientôt du Chant du Loup (sortie 20 février).

Trois mois après Le flic de Belleville, Omar Sy est déjà à l’affiche d’un nouveau film. Dans Yao de Philippe Godeau, il campe Seydou Tall, un grand acteur français d’origine sénégalaise de passage à Dakar pour promouvoir un livre. Il va faire la connaissance de Yao, un garçon de 13 ans qui a quitté sa province sans prévenir ses parents pour le voir. Seydou va le raccompagner chez lui à travers des routes et des villages pittoresques... Jolie fable sur la transmission et l’identité, Yao permet à Omar Sy de renouer avec ses racines dans ce qui ressemble à un double voyage intérieur. « Seydou ne me ressemble qu’en surface, nous a assuré l’acteur lors de la promo-marathon parisienne qu’il vient d’effectuer. C’est un rôle qui résonne un peu particulièrement, mais ça reste un rôle malgré tout. » Étonnamment en retrait, il fait briller ses partenaires, en particulier le petit Lionel Basse, révélation du film...

On imagine que le petit Lionel Basse a été sélectionné lors d’un casting. Étiez-vous présent lors de ce casting ?
Philippe Godeau ne voulait pas que je voie trop d’enfants avant pour me préserver. C’est le seul moment du projet où il m’a mis un peu à l’écart. Finalement, il ne m’a montré que Lionel. On a eu de la chance de tomber sur lui.

Vous êtes coproducteur du film. La production vous intéresse-t-elle pour la suite de votre carrière ?
J’avais déjà produit un peu mais jamais à cette échelle. Là, j’ai tout suivi, de A à Z. J’ai adoré le faire. Ça m’ouvre plein de possibilités.

Vous vous voyez, comme votre copain Jamel, transmettre, faire émerger des talents ?
Complètement. J’ai notamment envie de produire des films au Sénégal où les apprentis cinéastes ont du mal à monter leurs projets.

Yao sort après la comédie Le flic de Belleville et juste avant le film de sous-marin Le Chant du Loup. Cet éclectisme répond-il à une volonté d’être là où on ne vous attend pas ?
C’est conscient, oui. J’ai envie de faire des choses très différentes. J’ai le choix, j’en profite. 2018 en est la parfaite illustration : j’ai débuté l’année en tournant Yao au Sénégal, puis j’ai rejoint les studios de Bry-sur-Marne pour faire Le Prince oublié de Michel Hazanavicius (sortie : 2020, ndlr), enfin, j’ai terminé l’année à Los Angeles avec un film américain, Call of the Wild de Chris Sanders (adaptation de L’appel de la forêt de Jack London, prévu pour Noël 2019 aux États-Unis, ndlr). Trois univers complètement différents.

Et comment s’annonce 2019 ?
Je tourne Police d’Anne Fontaine, et c’est tout. J’ai envie de m’arrêter un peu, de kiffer. De me régénérer. Le temps est à la contemplation. (il sourit)

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