Jude Law : "Le but est que je puisse jouer Dumbledore de manière inconsciente"
Première/Warner Bros

Rencontre avec l'un des acteurs phares des Animaux fantastiques 2.

Avec Poudlard, la vraie star des Crimes de Grindelwald, c'est lui : Jude Law, qui se charge d'incarner une nouvelle version du sorcier Albus Dumbledore, mature, espiègle, sexy et toujours aussi mystérieux. Voici trois questions à l’acteur en attendant la sortie des Animaux fantastiques 2, le mercredi 14 novembre au cinéma.

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PREMIÈRE : Avant cette interview, on a revu la série The Young Pope et le film de Guy Ritchie, Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur. Vous y interprétez des personnages forts, qui sont dans le contrôle. Est-ce que votre Dumbledore est pareil ?
Sans doute un peu, oui. Il y a une similitude évidente entre ces trois rôles. D’abord, ce que Vortigern [Le Roi Arthur] et Lenny Belardo [The Young Pope] ont en commun, ce qui les définit en premier lieu, c'est leur âge. Le mien. Et c’est un vrai plaisir d’incarner un héros qui a le même âge que soi, vraiment… Mais vous avez raison : plus profondément, ce sont tous les trois des personnes de pouvoir. Et de pouvoir absolu. Le roi d’Angleterre, le chef de l’Église catholique, et le sorcier le plus puissant du monde. C’est ça que je devais exprimer. J’avais une idée très claire : la confiance en soi de ces personnages amène une assurance dans les gestes, mais surtout un certain rythme. Une vitesse dans le mouvement. Dumbledore, par exemple, n’a besoin de se presser pour personne. Il peut prendre son temps. Et à mon avis, c'est ce que vous percevez dans ces trois personnages : leur rythme très particulier, celui du pouvoir.

Vous le théorisez beaucoup, mais concrètement, vous pouvez nous décrire votre approche du personnage ?
J'espère toujours arriver à le faire par réflexe. Le but est que ma préparation me donne accès à une compréhension suffisante du personnage pour que, justement, celle ci disparaisse et que je puisse jouer Dumbledore de manière inconsciente, si l’on veut. Je ne sais pas si c’est ce rôle particulièrement ou si je suis tout le temps comme ça, en tant qu'acteur. J’ai l’impression d’être… Je crois que j'aime quand même me focaliser sur des détails, et on ne peut pas faire ça en se perdant totalement dans un rôle. C’est comme de la peinture sur figurine. Un coup de peinture général et ensuite de tout petits détails. J'aime ça.

Dans votre interprétation de Dumbledore, ça se traduit comment ?
Je crois que ça tient à la façon qu'il a d’écouter les gens. Et à ce qu’il pense quand il les écoute. Bon, ça peut sembler très subtil quand je le dis... mais c'est un peu la tête que je fais quand j'écoute vos questions. (Rires.) Il a une conversation avec quelqu'un, mais il pense quelque chose de totalement différent. Il arpente un autre chemin. S'il jouait aux échecs, il aurait trois ou quatre coups d’avance. Vous croyez que vous parlez de la même chose, mais en fait il est ailleurs. Il est en décalage. Mais vous n’en savez rien. C'est génial à jouer.

L’interview complète de Jude Law est à retrouver dans le 490e numéro de Première :

Sommaire du Première n°490 : Les Animaux fantastiques 2, les 90 ans de Mickey Mouse, Kurt Russell, Suspiria, Steve McQueen...

Bande-annonce des Animaux fantastiques 2 :

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