John Singleton, réalisateur de Boyz n the Hood, est mort
Abaca

Décédé des suites d’une attaque, il était le plus jeune Afro-Américain à être nommé à l’Oscar du Meilleur réalisateur.

John Singleton vient de mourir, des suites d’une attaque subie le 17 avril, qui l’avait finalement plongé dans un coma dont il ne devait pas sortir. Il était âgé de 51 ans. Il est surtout connu pour son premier long-métrage, Boyz n the Hood, sorti en juillet 1991 : cette chronique d’une jeunesse dans les gangs du Los Angeles de 1984 avec un casting imposant (Cuba Gooding Jr., Ice Cube, Angela Bassett, Laurence Fishburne…) connut un important succès public et critique, plus une projection à Cannes (Un certain regard) et deux nominations aux Oscars : Meilleur film et Meilleur réalisateur. Singleton, formé à la fac de cinéma de l’USC, devint ainsi le plus jeune réalisateur afro-américain à être nommé dans cette catégorie.

 

Ensuite, on lui doit Poetic justice (1993) avec Janet Jackson, Fièvre à Columbus University (1995), Rosewood (1997) sur le massacre de Noirs en 1923, le remake de Shaft (2000) avec Samuel L. Jackson, Baby Boy (2001) avec Tyrese Gibson et Snoop Dogg (et le premier rôle au cinéma de Taraji P. Henson), 2 Fast 2 Furious (2003), la suite de Fast & Furious, et enfin Quatre Frères (2005) avec Mark Wahlberg. Son dernier film sera Identité secrète (2011) avec Taylor Lautner (rappelez-vous, la star de Twilight…). Sans parvenir à monter son projet rêvé -un biopic de Tupac Shakur- il s’était ensuite tourné vers la télévision, tournant des épisodes d’Empire et American Crime Story sur O.J. Simpson où il retrouve Cuba Gooding Jr. Il a également co-créé en 2016 la série Snowfall, qui raconte les ravages du trafic de crack dans le Los Angeles de 1983. Comme un prequel à Boyz n the Hood. La boucle était bouclée.

De nombreuses personnalités lui ont rendu hommage depuis l'annonce de sa mort : Samuel L. Jackson, Ava DuVernay, Jordan Peele, Ice Cube...

"Je pleure la perte d’un collaborateur et véritable ami, John Singleton, écrit notamment Samuel L. Jackson. Il a ouvert la voie à tellement de jeunes cinéastes, il était toujours fidèle à lui-même et à ses origines. RIP, mon frère. Tu es parti bien trop tôt !"

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