Douleur et gloire
Pathé

Pedro Almodovar attend vainement sa Palme d’or qui se refuse à lui depuis des années. Et si avec ce récit introspectif où le cinéaste espagnol se met à nu, le sacre suprême avait enfin lieu ?

De quoi ça parle ?

Salvador Mallo (Antonio Banderas), la soixantaine, est un cinéaste à la santé fragile et en panne d’inspiration. Il s’apprête à recevoir un hommage à la Cinémathèque de Madrid via la ressortie d’un ancien film qui a laissé en lui des traces douloureuses. Alors que l’évènement approche, Salvador ouvre la porte de ses souvenirs et revisite une partie de son enfance. Salvador voit aussi un ancien amant refaire surface…  

Pourquoi on l’attend ?

En 40 ans de carrière, l’imposante filmographie (22 long-métrages) de Pedro Almodovar offre une rare cohérence ponctuée de chefs-d’œuvre. Sa dernière venue cannoise en 2016 avec le formidable Julieta, injustement reparti bredouille, démontre que contrairement au héros de ce Douleur et gloire, le cinéaste n’a rien perdu de son inspiration. Ce film assumé comme autobiographique par son auteur, s’annonce comme son Huit et demi fellinien avec Antonio Banderas en Marcello Mastroianni.

Le CV cannois de Pedro Almodovar

La croisette et Almodovar c’est une longue histoire d’amour qui laisse encore un goût d’inachevé. Le cinéaste espagnol et les festivaliers attendent encore une Palme d’or qui viendrait logiquement couronner une carrière exemplaire. Tout débute sur les marches rouges en 1999 avec Tout sur ma mère qui obtient un Prix de la mise en scène. Puis vient Volver en 2006, récompensé pour son scénario. Quant à Etreintes brisées (2009), La piel que habito (2011) et Julietta (2016), ils sont repartis sans lauriers. En 2004, La mauvaise éducation était présenté hors compétition.