4
Toril

Pour aider son père surendetté à garder son exploitation agricole, un jeune se lance dans le trafic de drogue. 


Gérard Delorme
4
Victoria

Avocate célibataire élevant seule ses filles, Victoria voit sa petite vie organisée lui exploser en pleine figure lorsqu’elle est amenée à défendre son meilleur ami, accusé de violences conjugales par sa compagne.

Christophe Narbonne
4
Free State of Jones

L’essentiel
Le portrait à vif d’un insoumis pendant la Guerre de Sécession.

Vanina Arrighi de Casanova
2
La Nuit et l'Enfant

Au plus profond d’une nuit interminable, un homme et un enfant fuient d’étranges poursuivants dans les hautes steppes de l’Atlas. Ce récit initiatique bourré de symboles est sensé raconter le lourd héritage historique de la région de Djelfa, en Algérie. Mais ce poème visuel expérimental est si hermétique et brouillon qu’il perd toute sa puissance d’envoutement. Un crève-cœur tant La Nuit et l’Enfant aurait pu résonner comme l’écho mystique et minimaliste de La Route ou encore de Midnight Special. 

Mathias Averty
2 Relève, histoire d'une création

Cette success story sur le danseur et chorégraphe Benjamin Millepied laisse hors champ l’échec de sa révolution de palais (Garnier). Voir la critique complète dans le numéro de mai de Première, page 115. C.N.

Christophe Narbonne
0
Mandorla

Assailli de visions médiévales, un artiste se perd entre rêve et réalité… Aussi abscons que visuellement moche (des images anamorphosées pour simuler une réalité parallèle, vraiment ?), cet essai cinématographique fait pschitt, malgré la réelle implication de l’acteur réalisateur, très habité par son rôle.

Christophe Narbonne
2
2 nuits jusqu'au matin

Ce Lost in Translation qui rencontre Le Temps de l’aventure met en scène une architecte française qui vit une brève relation avec un DJ finlandais avec, pour cadre, un grand hôtel lituanien. Aux épais clichés sur l’ultramoderne solitude (les conversations par Skype, la star des platines désireuse "d’ordinaire"...) s’ajoute une systématisation qui tombe dans toutes les trappes tendues par un scénario prétendant pourtant les éviter. La délicate Marie-Josée Croze est impuissante. C.N. 

Christophe Narbonne
3
Voir du Pays

Amies d’enfance, Aurore et Marine se sont engagées dans l’armée moins par conviction que par manque de perspectives. À leur retour d’Afghanistan, elles séjournent avec leur section dans un grand hôtel chypriote pour « décompresser ». Le stress posttraumatique peut-il être évité grâce à une prise en charge rapide ? C’est la question posée par le deuxième fi lm des sœurs Coulin qui, comme dans 17 Filles, explore les consé- quences des choix radicaux qui dessinent un destin.

Christophe Narbonne
3 Rodéo

Après Ventos de Agosto, Gabriel Mascaro pose sa caméra sensuelle sur des personnages travaillant dans les rodéos du Nordeste brésilien. Au centre de cet univers viril se trouvent un cow-boy qui rêve de devenir styliste (alors que l’industrie du textile commence à s’implanter dans la région) et une conductrice de camion au caractère bien trempé.

Damien Leblanc
4 Jeunesse

Avide de nouveaux horizons, Zico, 20 ans, embarque sur un cargo au Havre. Des tensions vont l’opposer aux hommes d’équipage. Les fantasmes d’ailleurs, façon Corto Maltese, virent rapidement de bord dans la tête du jeune héros (Kevin Azaïs, remarqué dans Les Conqué- rants). Son aventure sera avant tout mentale. Adapté d’une nouvelle de Joseph Conrad, le fi lm se présente comme un mystérieux survival marin, dans lequel la menace est intérieure : le monstre à domestiquer est moins le déchaî- nement des vagues que le rafi ot sur lequel Zico cherche à garder son équilibre existentiel.

Eric Vernay
4
Infiltrator

Walter White chez Escobar : difficile de s’empêcher de réduire Infiltrator à ce pitch quand on découvre Bryan Cranston en sous-marin dans les cartels colombiens. Robert Mazur, l’infiltré du titre (le film est adapté de son autobiographie), ressemble au héros de Breaking Bad : un homme un poil au-dessus de la moyenne –son génie de chimiste est remplacé ici par des talents d’agent double – plongé par nécessité dans un panier de crabes mortel.

Vanina Arrighi de Casanova
4
Frantz

Allemagne, fin 1918. Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort dans les tranchées. Un jour, elle aperçoit un jeune homme en plein recueillement. Adrien est Français et il a connu Frantz à Paris. Anna et ses beaux-parents le font entrer dans leur vie. Tourner en langue étrangère stimule l’imagination romanesque de François Ozon. Neuf ans après Angel, il réalise un nouveau mélodrame stylisé, cette fois dans un beau noir et blanc que la couleur vient trouer lorsque les personnages ont le cœur léger, "astuce" un peu simpliste dont il n’abuse pas trop.

Christophe Narbonne
4
Comancheria

Pour éviter la saisie de la propriété familiale, deux frangins décident de rembourser la banque en… la braquant. Un Texas Ranger buriné se met à leurs trousses. On crevait d’impatience de découvrir la nouvelle histoire imaginée par Taylor Sheridan, devenu le scénariste le plus recherché de Hollywood depuis le terrassant Sicario.

Frédéric Foubert
3
Mimosas

Road-movie désertique qui parcourt le Haut Atlas marocain, le Grand Prix de la Semaine de la critique 2016 suit un groupe d’hommes chargés de convoyer un vieux cheikh agonisant à travers les montagnes. Mettant en scène deux voyages (l’un ancestral, l’autre situé à l’époque contemporaine) qui se confondent mystérieusement, cette fable opaque souhaite de l’aveu de son réalisateur réinjecter une part de sacré dans la fiction.

Damien Leblanc
2
Dans le noir

L’idée lumineuse au centre de Dans le noir a tout du précis poétique de cinéma – sur le cinéma. Lorsque vous éteignez la lumière, quelque chose (quelqu’un) apparaît. Sous sa forme court métrage, réduite à sa plus simple et théorique expression, Lights Out (titre original) réussissait à foutre les jetons avec trois fois rien. Pour la version longue, David F. Sandberg transforme le tout en tragédie mortifère dans une maison et tente de faire passer le drame familial avant l’exercice de genre.

Christophe Narbonne
3
Elektro Mathematrix

Elektro Mathematrix n’est pas un long métrage sur la danse. C’est un déferlement de corps endiablés, un ouragan de gestes déchaînés et de bonds furieux. À travers cette comédie musicale clipesque, la chorégraphe Blanca Li a banni les mots pour raconter la vie de danseurs électro autodidactes au sein d’un lycée technique.

Mathias Averty
1
Mimosas

Road-movie désertique qui parcourt le Haut Atlas marocain, le Grand Prix de la Semaine de la critique 2016 suit un groupe d’hommes chargés de convoyer un vieux cheikh agonisant à travers les montagnes. Mettant en scène deux voyages (l’un ancestral, l’autre situé à l’époque contemporaine) qui se confondent mystérieusement, cette fable opaque souhaite de l’aveu de son réalisateur réinjecter une part de sacré dans la fiction.

Damien Leblanc
4
Exotica, Erotica, Etc.

Artiste plasticienne grecque installée en France, Evangelia Kranioti signe un documentaire singulier, fruit de ses recherches esthétiques et symboliques autour du thème de la mer et de l’amour. À partir du témoignage magnifique et poétique d’une ancienne prostituée chilienne qui n’a connu que des marins (son corps et son âme en portent les stigmates), la cinéaste tente de capter cette nécessité qui pousse les uns à partir et les autres à attendre.

Christophe Narbonne
4
Hôtel Singapura

Le film qui a révélé Eric Khoo en France avait pour titre Be with Me. Celui-ci pourrait s’appeler Come with Me (« jouis avec moi »). Sous le concept poétique (Singapour racontée par les occupants d’un hôtel), c’est une nouvelle étude de la solitude. Mais cette fois-ci, sous l’angle du désir érotique. Adepte des ruptures de ton, Khoo zappe d’un style et d’une tonalité à l’autre : mélo, soap, pastiche pop, fugaces visions SF...

Frédéric Foubert
4
Rester vertical

L’essentiel 
Une nouvelle rêverie de l’auteur de L’Inconnu du lac

Léo rencontre Marie dans les hauts pâturages. Elle l’emmène chez son père qui a l’air d’un ogre. Ils baisent. Marie, lassée des hésitations de Léo, finira par abandonner leur enfant.

Christophe Narbonne
4
Dernier Train pour Busan

Dans un train à haute vitesse se répand un virus zombie.

Eric Vernay
3
Moka

Réalisateur de l’émouvant Complices, Frédéric Mermoud récidive avec un thriller intimiste qui prend la forme d’une quête existentielle pour l’héroïne. Cette Diane, a priori dépressive, se met ainsi à épier un couple qui habite Evian qu’elle soupçonne d’être à l’origine d’un drame dont son fils a été la victime. Son comportement obsessionnel, proche de la morbidité, que Mermoud met en scène avec l’ambiguïté requise, constitue tout l’intérêt d’un film qu’on aurait souhaité plus tendu : en multipliant les scènes de filature et de guet, le cinéaste suisse dilue un peu la tension.

Christophe Narbonne
5
Toni Erdmann

Winfried, un père facétieux « s’invite » dans la vie organisée de sa fille, Ines, distante et malheureuse, en s’inventant le personnage de Toni Erdmann, un vieux beau portantperruque et dentier apparent.

Christophe Narbonne
3
Jason Bourne

On avait quitté Jason Bourne alors qu’il avait enfin récupéré la mémoire. On le retrouve loin de tout, retiré dans un pays de l’Est, éloigné du marigot de la CIA et bien décidé à mener une vie paisible. Mais quand Niki découvre que son père a joué un rôle obscur dans la conception du programme Treadstone, Jason va être obligé de reprendre du service et affronter deux ennemis redoutables. The Asset, un tueur joué par Cassel et un ponte de la CIA incarné par Tommy Lee Jones.  Près de 10 ans ont passé depuis que Matt Damon et Paul Greengrass ont rendu leurs badges.

Pierre Lunn
3
S.O.S. Fantômes

Il y avait de quoi avoir peur. Très peur. D’abord parce que l’idée de remaker un classique des années 80 "intouchable" qui, de l’avis général, avait déjà tous les atouts pour plaire, n’avait sur le papier pas beaucoup de sens. Ensuite, modernité oblige, le travail d’adaptation a simplement consisté à constituer un casting 100% féminin. Joli défi dans l’industrie machiste d’Hollywood, mais l’argument artistique est, hum…, assez mince. Si on ajoute la bande-annonce la plus détestée de l’histoire de Youtube… ça ne faisait pas de très bons indices quant à la qualité de ce remake.

Pierre Lunn
4
L'Economie du couple

Marie et Boris, parents de jumelles, se séparent. Mais Boris veut la moitié de la valeur de la maison de Marie, qu'il a entièrement rénovée. Donc Boris squatte, malgré les crises.

Sylvestre Picard
2
Parasol

La déprime de l’Occidental contemporain compactée dans des cadres géométrisés, à Majorque : il y a du Ulrich Seidl dans Parasol. L’influence de l’Autrichien est d’ailleurs revendiquée par le Belge Valéry Rosier, qui a néanmoins voulu délester le style du réalisateur de la trilogie Paradis de sa raideur clinique, pour la remplacer par une once d’humanité.

Eric Vernay
3
C'est quoi cette famille ?!

Sept demi-frères et sœurs issus de huit parents plus ou moins liés, qui en ont marre d'être baladés de maison en maison en fonction des gardes, décident d'inverser les rôles et de s'installer dans un appart à eux.

Sylvestre Picard
1
L'Économie du couple

Marie et Boris, parents de jumelles, se séparent. Mais Boris veut la moitié de la valeur de la maison de Marie, qu'il a entièrement rénovée. Donc Boris squatte, malgré les crises.

Sylvestre Picard
2
Parasol

La déprime de l’Occidental contemporain compactée dans des cadres géométrisés, à Majorque : il y a du Ulrich Seidl dans Parasol. L’influence de l’Autrichien est d’ailleurs revendiquée par le Belge Valéry Rosier, qui a néanmoins voulu délester le style du réalisateur de la trilogie Paradis de sa raideur clinique, pour la remplacer par une once d’humanité.

Eric Vernay