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Lumière ! L'aventure commence

La fabuleuse histoire de l'invention qui allait bouleverser nos vies...

Frédéric Foubert
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La La Land

Notre critique du film de Damien Chazelle qui entre dans l’histoire avec un record de nominations aux Oscars.

Guillaume Bonnet
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Belle Dormant

Par un curieux hasard du calendrier, ce film sort une semaine après Un jour mon Prince qui revisite lui aussi le mythe de la Belle au Bois Dormant. Disons-le tout net : Belle dormant n’est pas mieux, sinon pire. Shooté comme du Rohmer dans des décors de Demy, sans arriver à la cheville de l’un ou de l’autre, anti-joué (hommage à Bresson ?) par des comédiens qui ânonnent leur texte, le retour au cinéma du vétéran espagnol Ado Arrietta (dernier film en date : Merlin, en 1991) est en tout point soporifique. En cela, il est raccord avec son titre.

Christophe Narbonne
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Un sac de billes

Depuis l’excellent Jappeloup, le québécois Christian Duguay, ex-signataire de films d’action bien bourrins (L’Art de la guerreThe Extremists), a posé ses bagages en France où il poursuit une deuxième carrière prolifique de faiseur de grands films familiaux aux ambitions mesurées. Après Belle et Sébastien, l’aventure continue, il réalise une nouvelle adaptation du best-seller de Joseph Joffo (après celle, touchante, de Jacques Doillon en 1975) qui raconte les péripéties vécues par deux jeunes frères juifs pour rejoindre la zone libre en 1942.

Christophe Narbonne
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La cigale, le corbeau et les poulets

Dans la mouvance socialo-anar de Merci Patron !, ce documentaire fait le portrait d’une figure locale, Pierre Blondeau, un militant qui tente, avec quelques autres, de contrer les initiatives visant à défigurer ou à abîmer les beaux paysages de l’Hérault où il réside. Tenant d’un « communisme rural » et empêcheur de tourner en rond, il fut, en 2009, au centre de « l’affaire des corbeaux » : alors au pouvoir, Nicolas Sarkozy et des membres de l’UMP reçurent des lettres de menaces accompagnées de balles en provenance de l’Hérault.

Christophe Narbonne
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Corniche Kennedy

Issue du documentaire, Dominique Cabrera s’y entend pour donner à ses fictions des atours réalistes comme ici, où elle raconte comment une jeune fille de bonne famille infiltre le milieu des « plongeurs », ces ados qui plongent illégalement du haut d’une corniche, à Marseille. L’intrigue amoureuse qui se noue entre Suzanne et deux des plongeurs fournit au film ses meilleurs moments, le mélange entre la professionnelle Lola Creton et des acteurs amateurs dénotant une vraie spontanéité.

Christophe Narbonne
4
La Communauté

Dans Festen, l’enfer c’est la famille. Dans La Chasse, il serait l’émanation du microcosme social. Dans La Communauté, il pourrait naître de la confrontation des deux structures, de la difficulté de fondre l’une dans l’autre, de dissoudre les égos dans le groupe. Inspiré par sa propre histoire, Thomas Vinterberg, qui vécut avec ses parents dans une communauté jusqu’à l’adolescence, remonte le temps pour chroniquer l’histoire d’une famille qui décide de se réinventer dans la vie en groupe.

Vanina Arrighi de Casanova
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Live By Night

Argo était un drôle de film. Ben Affleck infusait ses petites obsessions dans ce qui ressemblait plus à un caprice de décorateurs et de costumiers qu’à un vrai film d’auteur, loin, très loin, du sublime Gone Baby Gone. Après l’Oscar, le triomphe à la barbe de Spielberg, ce nouveau polar pourrait remettre les pendules à l’heure. Live by Night raconte l’histoire de Joe Coughlin, petit malfrat qui, d

Gael Golhen
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XXX : Reactivated

Voyons voir : personnages délirants et amoraux plus grands que nature, tous droits sortis d'un comics (mention spéciale à Ruby Rose en sniper lesbienne et Rory McCann en driver parano), visuels flashy, bande originale qui tabasse (parfois un peu trop), scènes d'action fusionnelles mélangeant Bollywood et Fast & Furious... xXx : Reactivated ne ressemblerait en fait à une version réussie de Suicide Squad ?

Sylvestre Picard
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La grande muraille

Dès son affiche, l'objet La Grande muraille (le film, pas l'attraction touristique) paraît avoir déjà tout dit : en associant Matt Damon, star occidentale, et mythologie chinoise, le film veut être le rouleau compresseur marketing ultime, capable d'être vendu dans le maximum de pays avec le minimum d'aspérités.

Sylvestre Picard
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Ouvert la nuit

Un théâtre parisien. « Monsieur Galabru, faites-en moins s’il vous plaît ! », répète le metteur en scène japonais au (regretté) Michel, qui n’a pourtant pas bougé d’un sourcil. Agacé, l’acteur finit par quitter la scène en lâchant : « Quitte à ne rien faire, autant le faire chez moi ! » La séquence est très drôle, et résume par l’absurde la vision du cinéma portée par Édouard Baer : un lieu de liberté avant tout, volontiers baroque, et tant pis si on emmerde le monde.

Eric Vernay
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Dalida

Après un prologue confus (narrativement) mais sur-signifiant (symboliquement) qui met en scène la première tentative de suicide de Dalida, Lisa Azuelos fait défiler l’histoire de Iolanda Cristina Gigliotti comme une élève appliquée, chaque période de sa vie délimitée par ses relations amoureuses et illustrée par ses grands tubes de l’époque.

Vanina Arrighi de Casanova
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Un jour mon prince

Deux fées québécoises débarquent à Paris, ville romantique par excellence, pour dénicher le Prince Charmant susceptible de réveiller la Belle au Bois Dormant en sommeil depuis cent ans. Pourquoi des fées québécoises dans un film français ? Pourquoi Catherine Jacob (troisième rôle) en gros sur l’affiche (affreuse) ? Pourquoi Pef avec des lentilles de contact marron-jaune ? Pourquoi ce film ?

Christophe Narbonne
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Jamais contente

La chronique adolescente est un équilibre savant entre le portrait à fleur de peau et les péripéties tragicomiques, qui font vibrer la corde sensible du spectateur en le renvoyant à sa propre jeunesse. Emilie Deleuze en a conscience et fait d’Aurore, son héroïne, un être en colère : contre ses parents, contre les mecs, contre les filles, contre le système. Lorsqu’elle rencontre un ado musicien qui souhaite l’enrôler dans son groupe comme chanteuse, une porte s’entrouvre. La prendra-t-elle ou la refermera-t-elle ?

Christophe Narbonne
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The last face

Au Liberia et au Soudan du Sud, la love story contrariée entre une directrice d’ONG (Charlize Theron) et un chirurgien sexy fan des Red Hot Chili Peppers (Javier Bardem)… Sur le papier, le drame « médecins du monde » de Sean Penn faisait un petit peu peur. A l’écran, c’est encore pire, comme vous le savez peut-être si les échos du dernier Festival de Cannes sont parvenus jusqu’à vous. Sur la Croisette, en mai dernier, la presse internationale faisait un sort à The Last Face dès son carton d’ouverture – il est vrai particulièrement gratiné.

Frédéric Foubert
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Power to Change - La Rébellion énergétique

Aujourd'hui plus que jamais, la transition énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables sont au centre des débats politiques et de l'opinion publique. Carl-A. Fechner, journaliste et cinéaste, est allé à la rencontre de héros du quotidien qui s'improvisent Don Quichotte modernes dans ce qu'ils considèrent comme la rébellion énergétique. Ils sont agriculteurs, ingénieurs, industriels, politiciens ou encore universitaires, et tous ont un point commun : celui de combattre l'utilisation des énergies fossiles.

François Rieux
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La Reine garçon

1632. Le roi de Suède meurt. Sa fille de six ans, Kristina, est appelée à régner, ce qu’elle fera à sa majorité sous la tutelle du chancelier Axel Oxenstierna. Sorte de reboot de La Reine Christine (1933) de Rouben Mamoulian, le film de Mika Kaurismaki célèbre à son tour la liberté d’esprit de ce monarque au féminin, amatrice d’hommes et de femmes, des arts et de philosophie -elle accueillit le paria René Descartes à sa Cour. Androgyne comme Greta Garbo, Malin Buska incarne cette féministe avant l’heure avec une intensité rare et un feu intérieur qui brûle l’écran.

Christophe Narbonne
4
Harmonium

Derrière l’intrigue presque banale (l’irruption d’un étranger remue le passé d’une famille tranquille), Harmonium, prix du jury Un certain regard lors du dernier Festival de Cannes, dévoile progressivement une multitude de niveaux de lecture.

Gérard Delorme
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La mécanique de l'ombre

Chômeur longue durée, Duval se voit proposer un travail rémunérateur mais ennuyeux par un personnage mystérieux. Il s’agit de retranscrire des écoutes téléphoniques qui impliquent des gens hauts placés. La peur s’empare progressivement de lui. Quand on fait un thriller paranoïaque, on se mesure à tout un pan impressionnant du cinéma franco-américain des années 70. Autant dire qu’il s’agit d’être rigoureux.

Christophe Narbonne
3
The Fits

Ça démarre comme un film de boxe à la Girlfight, version pré-ado et afro-américaine. Sauf que Toni, l’héroïne, « garçon manqué » d’à peine 11 ans, cherche moins les uppercuts que sa propre féminité. Il lui faut donc quitter son ring pour un autre, dans la salle d’en face où les filles bougent leur corps en rythme : ce sera donc un film de danse… À moins que le récit ne bascule dans la fable horrifique ? À Cincinnati, une mystérieuse épidémie touche en effet ces danseuses de drill, variante hyper-disloquée du hip-hop.

Eric Vernay
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Born to be blue

Trompettiste à la gueule d'ange, Chet Baker était une bombe à l'aura photogénique, un des rares musiciens à pouvoir faire de l'ombre à James Dean (revoyez les photos N&B de William Claxton). Evidemment, ce jazzman blanc, beau comme un dieu, à la sonorité ronde, pleine et pensive, frôlant l'évanouissement à chaque note, ce "cliché", fascina le cinéma dès son explosion fifties.

Gael Golhen
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The Birth of a Nation

The Birth of a Nation est l’histoire (vraie) de Nat Turner, un esclave utilisé comme pasteur vers 1830 pour calmer les idées de rébellion de ses frères d’infortune en leur récitant la Bible. Et qui mènera une révolte, réprimée dans le sang, avant de finir sur l’échafaud.

Sylvestre Picard
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Entre les frontières

Cinéaste franc-tireur très engagé à gauche, Avi Mograbi milite dans son nouveau film pour que les réfugiés africains (fuyant des régimes ou des conflits sanguinaires) ne soient plus parqués dans un vaste camp situé en plein désert israélien. La raison en est simple : l’état juif ne veut pas de ces migrants mais, contraint de respecter certains accords internationaux qu’il a signés, les héberge sur son sol en espérant que les déplorables conditions d’asile les pousse à aller voir ailleurs.

Christophe Narbonne
2
Nocturnal Animals

Le premier essai ciné de Tom Ford, l’inabouti A Single Man, ressemblait pour le styliste superstar à une récréation. Un petit caprice, histoire de se divertir les jambes entre deux collections. Mais Nocturnal Animals est clairement un film d’une autre ampleur. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste – ou, plus précisément, parce que c’est le genre de film susceptible d’être autant adoré que détesté – il confirme qu’on est en présence d’un réalisateur. Un vrai.

Frédéric Foubert
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Quelques minutes après minuit

« C’est un des films les plus étranges jamais réalisés. Il traite d’un des grands mystères de la création, la vie et la mort. Prenez garde. Peut-être serez-vous choqué. Peut-être même serez-vous terrifié. Peu de films ont eu un tel impact. Mais je vous conseille de ne pas le prendre très sérieusement. »

Gérard Delorme
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L'élan

Marie fait du violoncelle et cartonne à l’école. Victor fait du bruit dans son garage et est un véritable cancre. Ces deux-là vont s’épauler, s’aimer, sans doute. Ah, un détail : Marie perd progressivement la vue. Avec la générosité premier degré qu’on lui connaît, Michel Boujenah signe un portrait de l’adolescence pétri de bons sentiments dans lequel les béquilles (physiques, morales) de chacun sont autant de prétextes pour amplifier le pathos généralisé. Mieux qu’un long discours, une réplique extraite du film : « L’amour sans les mensonges, c’est plus l’amour ».

Christophe Narbonne
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Le coeur en braille

Marie fait du violoncelle et cartonne à l’école. Victor fait du bruit dans son garage et est un véritable cancre. Ces deux-là vont s’épauler, s’aimer, sans doute. Ah, un détail : Marie perd progressivement la vue. Avec la générosité premier degré qu’on lui connaît, Michel Boujenah signe un portrait de l’adolescence pétri de bons sentiments dans lequel les béquilles (physiques, morales) de chacun sont autant de prétextes pour amplifier le pathos généralisé. Mieux qu’un long discours, une réplique extraite du film : « L’amour sans les mensonges, c’est plus l’amour ».

Christophe Narbonne
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Le Fondateur

Sur le papier, Le Fondateur raconte une histoire géniale : comment, dans l’Amérique des années cinquante, deux sympathiques frangins californiens se firent voler leur idée de fast-food révolutionnaire par un voyageur de commerce envieux, qui fonda dans leur dos l’empire McDonald’s… Il y avait là matière à une fable retorse à la Social Network, une fresque US amère racontant comment l’esprit des pionniers a été dévoyé par l’ultra-libéralisme. Quelque chose comme le Citizen Kane du burger-frites.

Frédéric Foubert
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American Pastoral

Pastorale Américaine, le roman de Philip Roth, est l’un des monolithes de la littérature contemporaine, une fresque polysémique, un totem mystérieux ouvert à toutes les interprétations. L’histoire d’un Américain modèle, vivant dans le New Jersey prospère de l’après-Seconde Guerre mondiale, et qui va voir son monde s’effondrer après la mort de JFK et l’engagement US au Vietnam, au moment où des bombes explosent dans tout le pays et où sa propre fille s’engage dans la voie de la contestation radicale.

Frédéric Foubert
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Hedi - Un vent de liberté

Sur le point de se marier, Hedi subit la loi de son étouffante de mère qui lui a imposé sa future épouse et qui gère toujours son argent de poche. C’est un artiste refoulé (on le voit aux dessins qu’il exécute en cachette) qui bosse comme commercial chez Peugeot où il s’ennuie. Envoyé dans un ville balnéaire pour faire de la prospection, il tombe amoureux de l’animatrice de l’hôtel où il séjourne… Dans une Tunisie qu’on devine post-Printemps arabe (les protagonistes y font allusion comme d’un événement légèrement daté), un jeune homme se cherche. Cette rencontre va-t-elle changer sa vie ?

Christophe Narbonne