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Genèse

C’est un film d’une ambition inouïe mais jamais pris en défaut sur un sujet qu’on pourrait pourtant croire épuisé par le cinéma : les premières amours adolescentes. Découvert avec Les Démons, chronique fascinante sur l’enfance, Philippe Lesage fait mieux que confirmer tous les espoirs placés en lui. Sa foi dans le cinéma lui permet de faire fi de toute référence écrasante, de faire imploser son cadre narratif.

Thierry Chèze
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J'veux du soleil

Quatre ans après le carton Merci patron ! son réalisateur François Ruffin a littéralement crevé l’écran. L’homme de 43 ans est devenu une figure médiatique et politique adepte du coup d’éclat. On se souvient peut-être de son maillot de foot porté à l’Assemblée Nationale. Devenu député rattaché à la France insoumise, il mène une croisade sans relâche contre le pouvoir en place. Cela ne l’a pas empêché de s’être laissé surprendre par le mouvement dit des gilets jaunes.

Thomas Baurez
Shazam affiche
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Shazam !

Il était permis d’avoir les plus gros doutes sur Shazam ! vu sa promo qui promettait un mélange entre Deadpool et Kick-Ass, à base de blagues mille fois recuites sur un ado capable de se transformer en superhéros au look nanar. La surprise est d’autant plus forte.

Sylvestre Picard
captive state affiche
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Captive State

Dix ans après que la Terre a été colonisée par les envahisseurs extraterrestres, une poignée de rebelles organise la résistance dans Chicago occupé... Réalisateur assez insaisissable, expert en recyclage (on lui doit le premier volet du reboot de La Planète des singes, le pilote de la série L’Exorciste, un remake du Flambeur...), Rupert Wyatt mixe ici film d’invasion alien et atmosphère young adult. Des jeunes à l’air grave et en sweat à capuche errent dans la ville, espionnés par un super-flic joué par John Goodman. Et les E.T. ?

Frédéric Foubert
captive state affiche
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Captive State

Dix ans après que la Terre a été colonisée par les envahisseurs extraterrestres, une poignée de rebelles organise la résistance dans Chicago occupé... Réalisateur assez insaisissable, expert en recyclage (on lui doit le premier volet du reboot de La Planète des singes, le pilote de la série L’Exorciste, un remake du Flambeur...), Rupert Wyatt mixe ici film d’invasion alien et atmosphère young adult. Des jeunes à l’air grave et en sweat à capuche errent dans la ville, espionnés par un super-flic joué par John Goodman. Et les E.T. ?

Frédéric Foubert
 Los silencios affiche
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Los Silencios

Alors que la question des populations « déplacées » occupe une place centrale dans le débat politique, ce long métrage sud-américain apporte sa pertinente et singulière pierre à l’édifice. On y suit une Colombienne forcée de fuir avec ses enfants – mais sans son mari disparu – la guerre civile de son pays pour s’installer dans une petite île au milieu de l’Amazonie. La première partie de Los Silencios raconte, tel un documentaire, le quotidien rugueux de cette nouvelle vie en exil forcé, les regards méfiants des autochtones...

Thierry Chèze
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Tel-Aviv on fire

Salam est un Palestinien de 30 ans qui vit toujours chez sa mère à Jérusalem. Un brin cossard, il s’est fait pistonner par son oncle comme stagiaire sur le tournage de LA série arabe à succès... dont il va devenir le scénariste. Mais chaque jour, pour se rendre sur le plateau à Ramallah, il doit franchir un check-point tenu par un officier israélien dont la famille – juive – ne rate aucun épisode de ce Plus belle la vie local.

Thierry Chèze
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Chamboultout

En 98, les Têtes raides sortaient un album qui annonçaient des lendemains qui chantent. Chamboultou plongeait le spectateur au cœur d’un drôle de paradoxe : mélanger musique populaire et délire arty (la langue précieuse et absconse) pour finalement tout laisser en ordre et... ne rien chambouler. C’est la même impression d’étrangeté qui domine devant le Chamboultout (avec un t cette fois-ci) d’Éric Lavaine. Ça commence comme une « dramédie ».

Gael Golhen
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Tito et les Oiseaux

Parabole sur la violence (dont le Brésil est largement victime), ce film d’animation raconte comment un enfant va tenter de sauver son pays d’une épidémie qui touche les gens qui ont peur. Comment ? Grâce à une machine permettant de décrypter les messages des oiseaux, détenteurs, il en est sûr, d’une solution miracle... Un peu trop littérale et fourre-tout, cette fable évoque pêle-mêle le discours médiatique anxiogène, l’idée de transmission (le père du héros est un inventeur idéaliste) et l’utopie écolo.

Christophe Narbonne
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Terra Willy - Planète inconnue

Embarqué avec ses parents à bord d’un vaisseau spatial, le petit Willy est brutalement éjecté de l’appareil en détresse suite à une pluie d’astéroïdes. Sa capsule de secours atterrit en catastrophe sur une planète inconnue dont il va découvrir les dangers et les attraits en compagnie de Buck, son robot de survie. Sur place, il se prend d’amitié pour une drôle de bestiole, entre le chien et le mille-pattes, qu’il surnomme Flash.

Christophe Narbonne
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L'héritage des 500 000

Inédit en France, le seul et unique de l’acteur Toshiro Mifune débarque enfin dans nos salles. La star japonaise y incarne un militaire de formation forcé par des gangsters de retourner aux Philippines pour y déterrer le mythique “Or de Yamashita”, un trésor de guerre enfoui par l’ancien occupant japonais... Dans la lignée du Trésor de la Sierra Madre et anticipant la vague des “salopards” américaine, ce film d’aventures de 1963 brille par sa direction d’acteurs et par l’efficacité de sa narration.

Christophe Narbonne
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Mon Inconnue

En 2019, le cinéma français aime s’aventurer sur des terrains où il s’est souvent interdit d’aller. Ces fameux films que soi-disant « on ne sait pas faire » ici : le film de sous-marin avec Le Chant du loup et la comédie romantique avec Mon inconnue, domaine a priori réservé des Anglo-Saxons. Hugo Gélin est un amoureux fou du genre. Cette passion aurait pu l’enfermer dans des références écrasantes et l’empêcher de développer un récit original. On sait vite qu’il n’en sera rien.

Thierry Chèze
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Curiosa

En art, le terme « curiosa » désigne une représentation, écrite ou visuelle, érotique, voire pornographique. L’écrivain Pierre Louÿs (1870-1925), érotomane convaincu, en était adepte et réalisa notamment des photos de ce type. Certaines d’entre elles mirent en scène sa maîtresse, Marie de Régnier, fille du poète José-Maria de Heredia, avec laquelle Louÿs noua une passion dont Lou Jeunet fait le cœur battant de son premier film de cinéma, une ode à l’amour fou et à l’art comme source d’aliénation et de manipulation.

Christophe Narbonne
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La lutte des classes

Pendant quarante-cinq minutes, on pense tenir le grand film de ce début d’année. Une comédie d’actu qui capte l’air du temps et sur laquelle flotte un parfum de réel entêtant, marié à des effets poétiques et un sens de l’observation suraigu. Comme toujours chez Leclerc, il y a cette incroyable capacité à mêler politique, autobiographie et douceur. Il est question cette fois-ci de l’école et surtout de nos fantasmes, de nos peurs et crispations quand il s’agit de confier nos gamins à une institution qui dévisse.

Gael Golhen
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Comme si de rien n'était

C’est l’histoire d’une femme bien dans sa peau et dans son corps. Une femme aimée et aimante, dont l’existence bascule tragiquement... sans qu’elle veuille l’admettre. Cette nuit où après un dîner entre anciens camarades de classe, l’un d’eux, aussi alcoolisé qu’elle, se fait un peu trop pressant et la viole. Pour elle, ça ne fait aucun doute : la vie doit continuer, même si elle se retrouve à croiser chaque jour son agresseur à son travail. Jusqu’à ce que le déni devienne intenable. Car plus elle cherche à reprendre le contrôle de sa vie, plus celle-ci lui échappe...

Thierry Chèze
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La Flor - Partie 4

Après plus de cent vingt ans d’existence, on pourrait croire avoir tout vu et tout entendu au cinéma. Penser, à entendre certains esprits chagrins, que tous les films ont été faits. Et que les créateurs sont donc désormais condamnés à se répéter avec plus ou moins de bonheur. Venu d’Argentine, La Flor met une claque vivifiante à ces idées reçues, aux tenants du « ce ne sera jamais mieux qu’avant », à ceux qui croient dur comme fer que le cinéma a définitivement rendu les armes et abandonné à la série toute velléité créative.

Thierry Chèze
Dumbo Affiche principale
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Dumbo

Avouons-le d’entrée : on allait à reculons voir le nouveau Tim Burton, qui balbutie son cinéma depuis pas mal de temps. La promesse de féérie, d’humour et d’émotions n’était plus vraiment au rendez-vous, fini la team Tim, la critique dans son ensemble se détournant progressivement de celui qui avait été son enfant chéri dans les années 90 -d’Edward aux mains d’argent à Sleepy Hollow. Sur le papier, Dumbo n’était pas fait pour les réconcilier. Encore une adaptation live d’un classique Disney après le boursouflé Alice au pays des merveilles ?

Christophe Narbonne
Boy Erased : Affiche
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Boy erased

Révélation de Manchester by the Sea, Lucas Hedges est devenu en une poignée de films le visage officiel de l’ado « à problèmes » dans le cinéma américain contemporain. Après Ben is back, où il était le fils junkie de Julia Roberts, et en attendant 90’s de Jonah Hill, le 24 avril, dans lequel il incarne un jeune homme fruste et violent, il joue dans Boy Erased un homosexuel de 19 ans envoyé par ses parents, pieux et puritains, dans un centre de réorientation sexuelle, où d’autres jeunes gays sont coachés pour rentrer dans le droit chemin de l’hétérosexualité.

Frédéric Foubert
Companeros
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Compañeros

En Uruguay, après le coup d’État du 27 juin 1973, des milliers de prisonniers politiques viennent remplir les geôles de la dictature militaire. Compañeros raconte les douze années d’enfermement de trois d’entre eux, dont José « Pepe » Mujica, futur président du pays. Le film est porté par un évident geste mémoriel : voilà une œuvre qui pourra être montrée dans les lycées, qui accompagnera des débats historiens. Très bien. Mais Alvaro Brechner (Sale temps pour les pêcheurs) est d’abord préoccupé par des questions de cinéma.

Frédéric Foubert
Styx affiche
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Styx

D’abord, un peu de grec. Le Styx est le fleuve qui relie le monde des vivants à l’Enfer. Ce voyage vers l’abîme, l’héroïne de cette épopée maritime en solitaire va en faire l’expérience. Un compas sur une carte trace d’abord la route à suivre, depuis Gibraltar en passant par les côtes africaines jusqu’à un petit point perdu dans les mers du Sud. Rike, 40 ans, médecin urgentiste en Allemagne, met les voiles. À l’écran, peu voire pas de dialogues, juste le bruit de la mer et du vent. La mise en scène joue intelligemment la carte du réalisme, donc de l’immersion.

Thomas Baurez
C'est ça l'amour : Affiche
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Claire Burger a l’art du titre explicite : ceux de ses courts métrages (ForbachC’est gratuit pour les filles, coréalisés avec Marie Amachoukeli) et de son premier long (Party girl, coréalisé à trois, avec Samuel Theis en plus) annonçaient d’emblée la couleur. Ne pas se fier cependant au titre de son premier film en solo qu’on pourrait croire péremptoire en l’absence de point d’interrogation. C’est ça l’amour et puis c’est tout. Non. Il faut plutôt l’entendre au sens polysémique de la formule.

Christophe Narbonne
Mon meilleur ami : Affiche
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Mon meilleur ami

L’argument a été vu mille fois : l’intrusion d’un élément exogène, possiblement destructeur. Il prend les traits d’un jeune en difficulté, recueilli par une famille moyenne argentine. Cet électrique Caíto sympathise avec Lorenzo, adolescent sage et studieux qui va tenter de le cadrer avec la bénédiction de ses parents. Le réalisateur décrit cette amitié teintée d’attirance avec la pudeur requise mais avec une absence totale de lyrisme ou de mystère. Un peu court.

Christophe Narbonne
Gentlemen cambrioleurs : Affiche
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Gentlemen cambrioleurs

Michael Caine commence à avoir pas mal de films de casse au compteur. L’or se barre, Un hold-up extraordinaire, Le chat croque les diamants... Le dernier, Braquage à l’ancienne, est sorti chez nous il n’y a même pas un an. Gentlemen cambrioleurs refait le coup du gang de pépés braqueurs en entourant l’icône d’autres vieilles canailles du cinéma british, de Tom Courtenay à Ray Winstone.

Frédéric Foubert
Cacophonie du Donbass affiche
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La cacophonie du Donbass

Et si tout avait commencé à cause d’un film ? C’est l’idée de cette Cacophonie du Donbass qui prétend qu’une œuvre de propagande du cinéaste soviétique Dziga Vertov serait le lointain point de départ de la guerre ravageant ce petit bout d’Ukraine depuis 2014. Le documentaire revient d’abord sur La Symphonie du Donbass, un film des années 30 vantant la beauté de la région et les mérites des mineurs du coin présentés comme des demi-dieux. La réalité ne collait pas à la légende.

Gael Golhen
Cacophonie du Donbass affiche
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La cacophonie du Donbass

Et si tout avait commencé à cause d’un film ? C’est l’idée de cette Cacophonie du Donbass qui prétend qu’une œuvre de propagande du cinéaste soviétique Dziga Vertov serait le lointain point de départ de la guerre ravageant ce petit bout d’Ukraine depuis 2014. Le documentaire revient d’abord sur La Symphonie du Donbass, un film des années 30 vantant la beauté de la région et les mérites des mineurs du coin présentés comme des demi-dieux. La réalité ne collait pas à la légende.

Gael Golhen
Still recording affiche
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Still recording

C’est un document bien plus qu’un documentaire. Deux heures parmi les 450 tournées de 2011 à 2015 par Saaed Al Batal et Ghiath Ayoub, qui racontent de l’intérieur l’enfer quotidien vécu par les Syriens. Les mots que l’on peut lire dans les articles sur ce pays en guerre depuis tant d’années deviennent ici des images. Violentes, forcément. Confuses aussi, car rien ne ressemble plus à une journée de chaos qu’une autre journée de chaos. Surréalistes parfois, comme dans ces dialogues récurrents par radio interposée entre un pro et un anti-Bachar El Assad.

Thierry Chèze
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Synonymes

En deux longs métrages (Le Policier, L’Institutrice), Nadav Lapid s’est imposé comme l’une des voix les plus originales du cinéma israélien. Avec Synonymes, il pose pour la première fois sa caméra en France pour raconter Yoav, jeune Israélien arrivant à Paris dans l’espoir que notre pays le guérisse de la folie de son pays qu’il fuit au point de refuser désormais de parler hébreu. L’ouverture de ce récit vous happe. Yoav y déambule en panique dans un immense appartement vide d’un immeuble bourgeois qui le semble tout autant.

Thierry Chèze
Sergio et Sergei : Affiche
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Sergio et Sergei

En 1991, la dislocation de l’URSS eut des dommages collatéraux jusque dans l’espace, où elle menaça le retour sur Terre de la station Mir avec à son bord Sergei Krikalev. Après Andrej Ujica avec son docu Out of the Present, Ernesto Daranas (Chala,une enfance cubaine) s’empare de cette drôle d’épopée à travers une fiction à la mise en scène soignée, centrée sur l’amitié – née de leurs échanges radio – entre Krikalev et Sergio, un Cubain (prof de marxisme) qui l’aidera à revenir chez lui sain et sauf (avec l’aide d’un autre radioamateur... américain !).

Thierry Chèze
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La Flor - Partie 3

Après plus de cent vingt ans d’existence, on pourrait croire avoir tout vu et tout entendu au cinéma. Penser, à entendre certains esprits chagrins, que tous les films ont été faits. Et que les créateurs sont donc désormais condamnés à se répéter avec plus ou moins de bonheur. Venu d’Argentine, La Flor met une claque vivifiante à ces idées reçues, aux tenants du « ce ne sera jamais mieux qu’avant », à ceux qui croient dur comme fer que le cinéma a définitivement rendu les armes et abandonné à la série toute velléité créative.

Thierry Chèze
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Sunset

Budapest à la veille de la Première Guerre mondiale. Irisz, une jeune chapelière, revient dans le grand magasin de chapeaux qui a appartenu à sa famille et y réclame sa place qu’elle estime légitime. Mais elle va se heurter aux secrets des nouveaux dirigeants. Quatre ans après avoir plongé sa caméra dans le cœur d’Auschwitz avec Le Fils de Saul, László Nemes semble radicalement changer d’espace-temps : une Budapest Belle Époque et estivale à la place des camps. Pourtant, le réalisateur nous enferme toujours dans le souvenir de la Shoah.

Sylvestre Picard