4
Critique Mardi 03 Avril 2007 10:20:00 am

Zéro Deux propose dix courts métrages qui vont du très bon au... moins bon. Venant d’horizons différents (anglais, australiens, finlandais ou français), ces films portent tous la patte de cinéastes en herbe, des allumés de la narration et du style.

Gael Golhen
2
Critique Mardi 03 Avril 2007 10:18:00 am

Dans Les Sœurs fâchées, Leclère disséquait les rapports fraternels avec une brusquerie inconfortable pour le spectateur, habitué à davantage de consensus. Elle pousse plus loin le bouchon de la provoc avec son nouveau film dont l’argument est «pas de fric, pas de cul». Sa théorie? Pour que la femme vive durablement sur la bête (son mec), elle doit écarter les cuisses plus souvent. (…) Tout ça pour arriver au constat que les femmes ne sont pas si putes et les mecs pas si médiocres. Le prétendu cynisme d’Alexandra Leclère cacherait-il une âme de midinette?

Christophe Narbonne
3 Critique Mardi 03 Avril 2007 10:17:00 am

Ce premier long métrage, primé à Sundance et Berlin, file la métaphore d’un monde coupé en deux dont la frontière pourrait finir par exploser à force d’imperméabilité révoltante. Si le systématisme du procédé confine à l’atonie et érode l’intérêt dans la seconde moitié du film, Julio Chávez, acteur génial remarqué dans L’Ours rouge (Adrián Caetano, 03) et Extraño (Santiago Loza, 03), masque impassible et corps tassé, capte l’attention de bout en bout.

Isabelle Danel
3
Critique Mardi 03 Avril 2007 10:16:00 am

Genre relativement solitaire jusqu’ici, le biopic se dédouble: sorti chez nous en mars 2006, Truman Capote, premier long métrage de Bennett Miller, affichait une belle maîtrise du récit et un Seymour Hoffman impressionnant. Scandaleusement Célèbre, tourné quasiment au même moment mais distribué avec retard pour éviter la concurrence directe, souffre forcément de la comparaison... Nul besoin d’avoir vu le premier pour apprécier le second (…)

Isabelle Danel
2
Critique Mardi 03 Avril 2007 10:14:00 am

En pleine résurrection grâce à l’effet Dreamgirls, Eddie Murphy est rattrapé par ses démons en costume de latex: Norbit, comédie amputée de tout sens de l’humour, est juste une énième occasion pour le comédien, après son discutable Le Professeur Foldingue, de se grimer en papy chinois et en mama de 120 kilos pour arracher quelques rires gênés. Ou comment fêter sa nomination aux Oscar en tirant une balle de plus dans le pied d’une carrière sous respirateur artificiel.

Mathieu Carratier
4
Critique Mardi 03 Avril 2007 10:12:00 am

À défaut de prouver que le fils est aussi doué que le père (ce serait trop beau), ce premier long métrage de Goro Miyazaki démontre surtout que le studio Ghibli est devenu pleinement opérationnel dans sa capacité à produire, à intervalles réguliers, des films de qualité supérieure, quels que soient leurs auteurs. (…) Tout porte la signature de Ghibli, devenu label de qualité et garantie de rentabilité. Manque tout de même l’inimitable touche de génie qui propulse n’importe quel film du père dans une dimension supérieure.

Gérard Delorme
4
Critique Lundi 02 Avril 2007 5:09:00 pm

Allez zou ! Il est grand temps de s’y mettre. Si, adeptes des salles obscures, vous n’avez jamais craqué pour un assortiment de courts métrages Zéro Deux est un ticket d’entrée idéal. Outre l’originalité et la diversité des séquences présentes on retiendra surtout la véritable maîtrise technique de l’ensemble. Il faut dire qu’une fois n’est pas coutume dans le monde du court, la production a clairement mis les moyens. Conclusion, on se délecte sans mal de ces sketches qui bien souvent jouent la carte de la dérision. Plus qu’un bon moment : des bons moments.

Jean-François Morisse
3
Critique Lundi 02 Avril 2007 10:20:00 am

Le nouveau film de Danny Boyle marque l’inauguration d’un nouveau genre de science-fiction. Loin de l’atmosphère oppressante de ce genre de films, Sunshine est une réussite sur le plan esthétique et visuel. À la beauté des images s’ajoute un scénario scientifiquement plausible. Autre qualité du film : le spectateur est amené à réfléchir sur la capacité de l’homme à maîtriser le destin de notre planète et sur la disparition possible de l’espèce humaine. Distrayant et intelligent.

Eve Gimenez
0
Critique Lundi 02 Avril 2007 10:15:00 am

Pour passer un « pur moment » au cinéma, il faut de préférence éviter d’aller voir Pur Week end. La grossierté et la mauvaise humeur des sept amis d’enfance, qui se retrouvent hors la loi, est censée être drôle mais ne l’est pas. Dans le film d’Olivier Doran, l’humour n’est pas au rendez-vous et les acteurs surjouent. L’abondance de clichés rend le film ridicule. L’intrigue se traîne et le spectateur se lasse de voir cette bande de copain fuir à travers la montagne pendant 90 mn. Un conseil : faites comme eux fuyez !

Eve Gimenez
4
Critique Jeudi 29 Mars 2007 11:37:00 am

Après Les Sœurs fâchées, Alexandra Leclère reprend sa plume acide. Un ton à la fois piquant et drôle se dégage de cette comédie qui traite de la place de l’argent dans le couple. Les spectateurs, hommes ou femmes, apprécieront par ailleurs l’objectivité de la réalisatrice concernant la guerre des sexes. La scène du dîner qui dégénère, comme dans les Sœurs fâchées, est un des moments mémorables du film notamment grâce à la musique des répliques assassines. Chacun des quatre protagonistes devient méchant et attendrissant.

Eve Gimenez
4
Critique Jeudi 29 Mars 2007 11:35:00 am

Après l’adaptation du roman Une femme de ménage de Christian Oster, Claude Berri met en scène pour la seconde fois l’œuvre d’un auteur contemporain : le best-seller Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda. C’est un conte contemporain que le réalisateur a choisi de nous raconter. Le message délivré par le film est d’autant plus fort que l’histoire se déroule à l’époque actuelle et possède une dimension universelle. Les acteurs interprètent avec talent ces êtres qui s’extirpent avec difficulté de leur misère.

Eve Gimenez
3
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:54:00 pm

L’histoire d’un ado et de sa maman s’installant dans une banlieue populaire de Berlin. Entre deals et bastons, le quotidien du fils vire vite au drame. Réaliste et documenté, ce film choc, récompensé aux César allemands, refuse la complaisance, et on l’en remercie. Mentions spéciales au jeune interprète principal (David Kross) et à une bande-son du meilleur cru.

Félicien Cassan
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:52:00 pm

Un psychodrame où l’adultère et l’inceste passent à la moulinette d’un scénario et d’une réalisation patauds.

Olivier de Bruyn
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:51:00 pm

L'histoire d’une gamine confrontée aux troubles psy de sa mère. La néophyte Carine Tardieu tente beaucoup mais enivre peu.

Olivier de Bruyn
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:49:00 pm

La Grande Finale, de Gerardo Olivares, suit des tribus exotiques partout dans le monde. Leur mission: dénicher un poste de télé pour suivre la finale du Mondial de foot 2002. Fastidieux.

Olivier de Bruyn
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:46:00 pm

Dans En la cama, de Matias Bize, un couple se retrouve dans un motel pour un coup d’un soir. Une sorte de Nuit d’été en ville chilien, la moiteur et la qualité en moins

Stéphanie Lamôme
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:44:00 pm

Un film signé Antoine Léonard-Maestrati, où l’identité des Antilles est évoquée avec pragmatisme. Formellement, en revanche, rien ne se passe.

Isabelle Danel
4
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:43:00 pm

L’excellent Rithy Panh filme le quotidien sordide d’un bordel à Phnom Penh. Un docu, encore un, aussi terrible que remarquable.

Félicien Cassan
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:37:00 pm

Deux enfants en souffrance s’inventent un terrain de jeux avec monstres fabuleux et gardiens bienveillants. 100 % naïf.

Isabelle Danel
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:35:00 pm

Dans Miss Potter, de Chris Noonan, des lapins s’animent sous la plume de Renée Zellweger. On en fait un civet?

Stéphanie Lamôme
3
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:34:00 pm

Cendrillon et le Prince (pas trop) charmant, film d’animation de Paul J. Bolger, hanté par Shrek, revisite les contes de fées. La belle-mère est toujours méchante, Cendrillon carrément gironde, le prince nul, mais son majordome sexy! Marrant.

Isabelle Danel
4
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:32:00 pm

James Huth, pas redescendu depuis le carton de Brice de Nice, s’aventure dans un genre redouté comme le choléra par le cinéma français: le teen-movie fantastique. On apprécie l’audace, et on aime encore plus le résultat, comédie survoltée où les influences se télescopent comme des autos tamponneuses un soir de fête foraine. Gremlins, Retour vers le futur, Christine: Hellphone les convoque tous pour un hommage pop et insolent au cinéma US des années 80. Encore!

Mathieu Carratier
3
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:27:00 pm

Mira Nair s’adonne à un cinéma de bonnes intentions, qui prescrit les arts et la littérature (le fils aîné est prénommé Gogol en hommage à l’écrivain russe), mais dont la propension à simplifier frôle la mièvrerie et la caricature. On retiendra juste l’interprétation assez convaincante d’acteurs venus de Bollywood et la belle photo de Fred Elmes, ancien chef op de Lynch.

Gérard Delorme
2
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:18:00 pm

Huis clos des salons et des couvents, chorégraphie des corps (individuels et collectifs), théorie du complot, Ne touchez pas... tutoie les thèmes rivettiens mais s’enlise dans le respect d’une parole d’évangile: le texte. Plus incarnée – saluons au passage la vaillance écorchée de Jeanne Balibar –, la deuxième partie finit par toucher. Trop tard? Trop tard. Comme une métaphore filée de ce duel passionné aux tempos contrariés.

Sophie Grassin
4
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:16:00 pm

En suggérant que ce film peut être vu comme une satire du style de vie norvégien, le titre français, Norway of Life, ne donne qu’un aperçu des multiples degrés de lecture de cette fiction singulière qui touche une corde universelle. (…) Selon ses convictions ou sa culture, on peut interpréter Norway of Life de deux façons: la possibilité d’un monde kafkaien ou un cauchemar Ikea, aboutissement d’une logique marketing poussée à l’absurde («vous l’avez voulu, vous l’avez eu»). Le film ressemble aussi à une représentation de l’enfer ou son équivalent: un endroit où échouent les morts.

Gérard Delorme
4
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:16:00 pm

Pour son impressionnante première fiction, Julia Loktev crée une tension implacable en travaillant sur la durée et en se focalisant sur des actions purement fonctionnelles et apparemment anodines qui, dans un tel contexte, prennent une tout autre dimension. À travers le parcours de ce petit bout de femme aux airs enfantins (stupéfiante Luisa Williams) dont on ne sait rien, ni du passé ni des motivations, se fait jour une mécanique effrayante. Un fascinant rituel sacrificiel où le sujet est progressivement dépossédé de son identité pour ne devenir qu’un corps anonyme et destructeur.

Nicolas Schaller
4
Critique Mardi 27 Mars 2007 2:15:00 pm

Moins radical que Bully (Larry Clark, 01), exploitation crue d’un fait divers similaire, Alpha Dog dépeint avec un minimum d’effets chocs une certaine jeunesse américaine, blanche, dorée et sans repères. En cause? La démission parentale, paternelle exactement (argument recevable mais traité ici un peu trop systématiquement), et l’effet de groupe, qui conduit les plus sensés aux pires extrémités. À l’efficacité de la mise en scène (belle photo, bonne BO rap-R’n’B, découpage nerveux) répondent des portraits d’une rare profondeur qui permettent aux acteurs de scintiller.

Christophe Narbonne
2
Critique Mercredi 21 Mars 2007 9:46:00 am

Douze heures de molle tempête dans la vie d’une famille bretonne. Au menu: disputes et repas interminables. Quelques scènes inspirées ne suffisent pas à épicer le mets.

Aline Paulhe
4
Critique Mercredi 21 Mars 2007 9:42:00 am

Un très beau docu sur un généraliste soulageant la souffrance physique et surtout morale de gens ordinaires qui se rendent chez leur doc comme on allait chez son curé autrefois.

Isabelle Danel
3 Critique Mercredi 21 Mars 2007 9:43:00 am

Un film consacré à Bob Wilson, le plus inventif metteur en scène de spectacles vivants de l’époque. Un rien happy few, mais passionnant, le film étudie les ramifications entre la vie et l’œuvre du grand Bob, et cherche à décrypter d’où viennent les formules magiques de l’enchanteur. Indispensable pour les fans.

Olivier de Bruyn